MADY DANFAKHA
Député
Situation des écoles dans la zone orientale
Question écrite au Ministre de l’Education Nationale
𝐎𝐛𝐣𝐞𝐭 : 𝐋𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐎𝐫𝐢𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞
Monsieur Le Ministre,
Je viens par cet écrit vous informer de la situation des établissements scolaires dans la région de Tamba. Vous n’êtes pas sans savoir que la région de Tambacounda est classée, dans ce que les enseignants et l’administration éducative appellent << 𝐙𝐨𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐃𝐞́𝐩𝐚𝐫𝐭. >>
D’une part, c’est en raison de cela d’ailleurs, que l’on remarque chaque année des départs massifs qui impactent sérieusement sur le démarrage des enseignements-apprentissages rendant ainsi inopérant le slogan « oubi tey diangue tey ».
Ces départs sont aussi un frein au déroulement correct des programmes dans les écoles, parce que certains établissements peuvent restés jusqu’au mois de janvier ou mars sans recevoir une nouvelle affectation d’enseignants pour remplacer le départ déjà constaté et déclaré par les services compétents à l’Etat.
D’autre part, il y a aussi la lancinante question des abris provisoires. Ces abris constituent un espace d’insécurité pour les élèves parce que les reptiles trouvent refuge dans les installations de ces dits abris. De plus, les élèves et les enseignants sont constamment exposés au vent, à la poussière et aux rayons du soleil qui fragilisent leur santé. Par conséquent, la poursuite de l’absorption des abris provisoires est un impératif qui s’inscrit dans la droite ligne des perspectives du Référentiel Sénégal 2050.
Une nouvelle école sénégalaise avec des salles intelligentes dotées de connexion internet et de matériels informatiques et importante pour l’initiation des potaches. Car, ce monde nouveau, qui petit à petit mécanisé et informatisé, exige une adoption sérieuse des outils numériques et technologiques.
Ainsi, dans ce nouvel élan du Sénégal nouveau et en construction, tous les enfants doivent avoir les même privilèges, droits et devoirs, enfin de mettre un terme à des années d’injustice, d’iniquité, d’inégalité sociale et territoriale.
Dès lors, le maintien des abris serait une contradiction apparente à l’équité territoriale et à toute volonté de changement vers un horizon meilleur d’ici 2050.
Enfin, l’ouverture d’un troisième lycée d’enseignement général est une nécessité, car, les deux lycées peinent déjà à gérer le nombre croissant d’apprenants de la commune. En effet, les communes satellitaires et les zones rurales envoient aussi leurs élèves dans la commune de Tamba, particulièrement au Lycée de Mame Cheikh Mbaye et dans le Lycée Communal c’est ce qui crée, par ailleurs, un sureffectif pléthorique au niveau de ces établissements cités.
En ce qui concerne le Lycée Communal de Tamba, des bâtiments construits entre 2010 et 2017 sont dans un état de vétusté et de délabrement très avancés. Le toit des salles prend régulièrement de l’eau pendant l’hivernage et menace de s’affaisser. Cet environnement scolaire inquiétant est un véritable espace d’insécurité pour la population scolaire de cet établissement. Ce chantier nécessite, par ailleurs, un audit sérieux et exhaustif.
Dans l’attente d’une suite favorable à ma requête, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.

