Cour des comptes Rapport contrôle OLAC (2013-2017)
Office des Lacs et Cours d'eau du Sénégal (OLAC), gestion de 2013 à 2017
Résumé
Rapport définitif de la Cour des Comptes sur la gestion de l’Office des Lacs et Cours d’eau du Sénégal (OLAC) au Sénégal, centré sur le système du Lac de Guiers pour 2013-2017. Le contrôle relève des faiblesses de gouvernance : absence de lettre de mission jusqu’en 2016, réunions du conseil d’administration insuffisantes, absence de rapport social, écarts persistants entre exécution budgétaire et comptabilité, absence d’audit interne, comptes d’attente non apurés pour 158 620 307 FCFA et défaut de cadre de concertation avec les usagers.
Sur les ressources en eau, le rapport souligne la faible consommation des crédits d’investissement (36% sur 2013-2017, contre 95% pour le fonctionnement), la forte dépendance au PREFELAG financé principalement par les partenaires, et l’absence de système d’autofinancement malgré la loi n° 2017-17. Il note toutefois des réalisations d’ouvrages pour 12 619 024 605 FCFA. Sur la qualité des eaux, la Cour constate des moyens logistiques insuffisants, une surveillance incomplète, des pollutions agro-industrielles, domestiques et liées à l’usine de Keur Momar Sarr, ainsi qu’une maîtrise insuffisante des végétaux aquatiques envahissants.
Points clés
- Les crédits d’investissement n’ont été exécutés qu’à 36% sur 2013-2017.
- Le PREFELAG concentre l’essentiel des ouvrages réalisés, pour 12 619 024 605 FCFA.
- Des soldes non justifiés de 158 620 307 FCFA subsistent dans des comptes d’attente.
- L’OLAC ne dispose pas encore du système d’autofinancement prévu par l’article 7 de la loi n° 2017-17 du 5 avril 2017.
- La qualité des eaux du Lac de Guiers reste exposée aux rejets agro-industriels, domestiques et aux boues de Keur Momar Sarr.
Détails
- Sources / institutions : Cour des Comptes, Chambre des Entreprises publiques ; OLAC.
- Territoire : Sénégal, système du Lac de Guiers.
- Références : loi n° 2010-01 du 20 janvier 2010 ; loi n° 2017-17 du 5 avril 2017 ; décret n° 2010-359 du 16 mars 2010.