Projet de budget 2026 du Ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique LFI
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Résumé
Ce document présente le projet de budget du Ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique pour l'année 2026, examiné par une commission parlementaire élargie le 14 novembre 2025. Le budget total s'élève à 148 542 459 675 FCFA en Autorisations d'Engagement (AE) et 129 267 539 675 FCFA en Crédits de Paiement (CP), répartis sur quatre programmes principaux : Pilotage et coordination administrative, Développement des offres de formation professionnelle et technique, Développement de l'apprentissage, et Développement de l'emploi.
Points clés
- Le budget 2026 du ministère est en hausse de 34 941 000 000 FCFA par rapport à l'année précédente, incluant la création de six nouveaux chapitres financés par des ressources extérieures.
- La commission parlementaire, présidée par Chérif Ahmed DICKO, a examiné et adopté à la majorité les programmes budgétaires proposés.
- Les principaux enjeux soulevés concernent l'exécution budgétaire, la rationalisation des structures, l'amélioration des infrastructures de formation, et l'employabilité des jeunes.
- Le Ministre a souligné les efforts pour réorganiser l'offre de formation, notamment via une cartographie nationale et la construction de 38 centres de formation professionnelle.
Détails et éléments notables
- Références et programmes :
- Programme 1024 (Pilotage, Gestion et Coordination administrative) : 5 871 411 449 FCFA en AE et CP.
- Programme 2077 (Développement des offres de formation professionnelle et technique) : 131 996 528 338 FCFA en AE et 112 851 608 338 FCFA en CP.
- Programme 2078 (Développement de l'apprentissage) : 2 583 799 053 FCFA en AE et CP.
- Programme 2103 (Développement de l'emploi) : 8 090 720 835 FCFA en AE et 7 990 720 835 FCFA en CP.
- Chiffres et montants :
- Budget total : 148 542 459 675 FCFA (AE) et 129 267 539 675 FCFA (CP).
- Augmentation budgétaire de 34 941 000 000 FCFA, dont 28,8 milliards FCFA financés par des ressources extérieures.
- Taux d'exécution budgétaire réel estimé à 80 % (contre 50 % apparent en raison de l'exclusion des dépenses de personnel).
- Acteurs et institutions :
- Commissions concernées : Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains, Commission de l'Éducation, de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs.
- Rapporteur : Non mentionné.
- Représentants du Gouvernement : Amadou Moustapha Ndieck SARRE (Ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle et technique), Cheikh DIBA (Ministre des Finances et du Budget).
- Arguments du Gouvernement :
- Priorité accordée à la formation professionnelle et technique pour le développement économique du Sénégal.
- Efforts pour améliorer la transparence et la gouvernance (loi sur les lanceurs d'alerte, réforme de l'OFNAC).
- Programmes ambitieux : formation de 700 000 techniciens en 5 ans, construction de 38 centres de formation, réhabilitation des infrastructures existantes.
- Collaboration avec des partenaires internationaux (Banque mondiale, BOAD) pour financer des projets structurants.
- Observations et préoccupations des Commissaires :
- Demande d'augmentation du budget et de rationalisation des subventions aux centres de formation.
- Préoccupations sur l'exécution budgétaire et la gestion des centres de formation (ex. : centre de Kaolack, Kébémer).
- Recommandations pour améliorer l'employabilité : partenariats avec des structures de financement (DER/FJ, FONGIP), création de centres de formation mobile, développement de la formation duale.
- Demandes spécifiques : équipement des centres de formation, création de lycées techniques, formation diplômante des professeurs, audit des infrastructures.
- Décision finale :
- Adoption à la majorité des programmes du projet de budget 2026 par la commission parlementaire.
Initiatives et projets notables
- Projet de construction de 38 centres de formation professionnelle, dont 23 en cours de réalisation.
- Programme de formation de 700 000 techniciens en 5 ans.
- Création de lycées professionnels en agriculture et agroalimentaire (LPAA) avec le soutien de la BOAD.
- Déploiement de la formation duale (École-Entreprise) inspirée de modèles internationaux (Canada, Suisse, Allemagne).
- Élaboration d'une politique nationale d'emploi, absente depuis 28 ans.
- Intégration des daaras-ateliers dans les programmes publics de formation.