Situation économique et sociale (SES) du Sénégal 2006 – ANSD

1 janvier 2006

Situation économique et sociale (SES) du Sénégal 2006 – ANSD

Publication annuelle SESN, lien de téléchargement du document.

Résumé

Extrait statistique de la Situation économique et sociale (SES) du Sénégal, édition 2006, consacré aux finances publiques. En 2006, la gestion budgétaire est marquée par une forte dégradation du solde budgétaire base ordonnancement, dons compris, passé de -128,6 milliards FCFA à -221,3 milliards, soit 4,6% du PIB contre 2,8% en 2005. Cette détérioration est liée à la hausse du prix du pétrole, qui a accru les subventions sur les produits énergétiques. Les recettes budgétaires totales progressent toutefois à 962,6 milliards FCFA (+9,4%), dont 921,9 milliards de recettes fiscales, portant la pression fiscale à 19,2%.

Les dépenses totales et prêts nets atteignent 1 257,3 milliards FCFA (+15,9%), tirés par les dépenses courantes à 776,0 milliards (+23,4%), notamment les transferts et subventions à 302,1 milliards. Les dépenses en capital augmentent plus modérément à 474,9 milliards (+4,4%), avec une hausse du financement intérieur et une baisse du financement extérieur. Le besoin de financement est couvert par 100,1 milliards de financement extérieur et 116,0 milliards de financement intérieur.

Points clés

  • Le déficit budgétaire base ordonnancement, dons compris, atteint -221,3 milliards FCFA en 2006, contre -128,6 milliards en 2005.
  • Les recettes totales s'élèvent à 962,6 milliards FCFA, dont 96% de recettes fiscales.
  • La pression fiscale progresse à 19,2%, au-dessus du seuil de 17% fixé par l'UEMOA.
  • Les dépenses courantes augmentent à 776,0 milliards FCFA, sous l'effet des subventions énergétiques et pétrolières.
  • Le financement intérieur redevient positif à 116,0 milliards FCFA, après -35,7 milliards en 2005.

Détails

  • Sources / institutions : Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), Ministère de l'Economie et des Finances.
  • Territoire : Sénégal.
  • Références ou chiffres complémentaires : dépenses en capital 474,9 milliards FCFA ; ratio masse salariale/recettes fiscales 31% ; ratio dépenses en capital sur ressources internes/recettes fiscales 36,6%.