Les disparités géographiques de l’accès aux services sociaux de base au Sénégal, Enquête-villages 20

1 septembre 2011

Document d’analyse sur les disparités géographiques entre 2000 et 2009 pour les enquêtes villages.

Résumé

Rapport statistique de l’ANSD sur les disparités géographiques d’accès aux services sociaux de base en milieu rural au Sénégal, à partir des Enquêtes-villages 2000 et 2009. L’indice national moyen d’accès aux cinq services retenus (eau potable, école primaire, poste de santé, lieu de commerce, route) passe de 271/500 en 2000 à 400/500 en 2009, soit une couverture de 54% à 79%. En 2009, les écoles primaires et les lieux de commerce couvrent près de 90% de la population rurale, contre 85,0% pour l’eau potable, 70% pour les routes et 61% pour les postes de santé.

Les écarts territoriaux restent marqués. Au niveau régional, Dakar, Ziguinchor et Diourbel atteignent 500/500, tandis que Kaffrine et Kolda sont à 250/500. Au niveau départemental, les contrastes sont plus forts, de 150/500 à Bounkiling et Linguère à 500/500 dans plusieurs départements dont Rufisque, Bignona, Oussouye, Ziguinchor, Bambey, Mbacké, Mbour, Thiès, Fatick et Matam. Parmi les régions comparables entre 2000 et 2009, Louga enregistre la plus forte progression (+80,4%), devant Diourbel (+59,7%) et Ziguinchor (+54,3%).

Points clés

  • L’indice national d’accès aux services sociaux de base progresse de 271 à 400 entre 2000 et 2009.
  • En 2009, l’accès est le plus faible pour les postes de santé et les routes.
  • Kaffrine, Kédougou, Tambacounda, Kolda et Sédhiou figurent parmi les zones les moins dotées.
  • Les disparités sont plus fortes entre départements qu’entre régions.
  • Le seuil de pauvreté en accès aux services sociaux de base est fixé à 250 dans la méthodologie.

Détails

  • Sources / institutions : ANSD, Cellule de Suivi du Programme de Lutte contre la Pauvreté (CSPLP), PASRP.
  • Territoire : Sénégal, principalement milieu rural.
  • Références ou chiffres complémentaires : indice composite sur 500 fondé sur cinq infrastructures de base.