Rapport national de présentation de l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM) au Sénégal – ANSD

25 septembre 2018

Rapport de présentation de l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM).

Résumé

Rapport statistique national de l’ANSD et de l’OPCV sur l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM) au Sénégal, calculé à partir des données de l’ESPS 2011 selon la méthode Alkire-Foster. L’IPM national est de 0,26, avec une incidence de pauvreté multidimensionnelle de 60,9% et une intensité moyenne des privations de 42,5%. Le phénomène est nettement plus faible à Dakar-urbain (19,3%) qu’en milieu rural (83,9%).

L’IPM repose sur cinq dimensions : éducation, santé, conditions de vie, emploi, gouvernance et institutions. L’éducation est la première contributrice à la pauvreté multidimensionnelle (33,0%), devant les conditions de vie (26,9%), l’emploi (19,4%) et la santé (15,9%). Les indicateurs les plus structurants sont l’analphabétisme (11,0%), la non fréquentation des enfants (9,6%), le déficit de couverture maladie (9,4%), l’insuffisance de protection sociale (9,3%) et le retard scolaire (9,1%). Les régions les plus touchées sont Kolda (86,4%), Kaffrine (86,1%), Kédougou (84,0%), Sédhiou (82,6%) et Tambacounda (81,8%), tandis que Dakar (19,7%) et Ziguinchor (46,3%) affichent les incidences les plus faibles.

Points clés

  • L’IPM national du Sénégal est de 0,26 en 2011.
  • Le taux de pauvreté multidimensionnelle atteint 60,9% au niveau national.
  • L’éducation est la principale dimension contributrice avec 33,0%.
  • Le milieu rural concentre une incidence de 83,9%, contre 19,3% à Dakar-urbain.
  • Kolda et Kaffrine présentent les niveaux régionaux les plus élevés.

Détails

  • Sources / institutions : ANSD, OPCV, ESPS 2011.
  • Territoire : Sénégal, avec analyses par milieu de résidence et par région.
  • Méthode : approche Alkire-Foster, seuil global de pauvreté fixé à 32% des privations pondérées.