Rapport national de présentation de l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM) au Sénégal – ANSD
Rapport de présentation de l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM).
Résumé
Rapport statistique national de l’ANSD et de l’OPCV sur l’Indice de Pauvreté Multidimensionnelle (IPM) au Sénégal, calculé à partir des données de l’ESPS 2011 selon la méthode Alkire-Foster. L’IPM national est de 0,26, avec une incidence de pauvreté multidimensionnelle de 60,9% et une intensité moyenne des privations de 42,5%. Le phénomène est nettement plus faible à Dakar-urbain (19,3%) qu’en milieu rural (83,9%).
L’IPM repose sur cinq dimensions : éducation, santé, conditions de vie, emploi, gouvernance et institutions. L’éducation est la première contributrice à la pauvreté multidimensionnelle (33,0%), devant les conditions de vie (26,9%), l’emploi (19,4%) et la santé (15,9%). Les indicateurs les plus structurants sont l’analphabétisme (11,0%), la non fréquentation des enfants (9,6%), le déficit de couverture maladie (9,4%), l’insuffisance de protection sociale (9,3%) et le retard scolaire (9,1%). Les régions les plus touchées sont Kolda (86,4%), Kaffrine (86,1%), Kédougou (84,0%), Sédhiou (82,6%) et Tambacounda (81,8%), tandis que Dakar (19,7%) et Ziguinchor (46,3%) affichent les incidences les plus faibles.
Points clés
- L’IPM national du Sénégal est de 0,26 en 2011.
- Le taux de pauvreté multidimensionnelle atteint 60,9% au niveau national.
- L’éducation est la principale dimension contributrice avec 33,0%.
- Le milieu rural concentre une incidence de 83,9%, contre 19,3% à Dakar-urbain.
- Kolda et Kaffrine présentent les niveaux régionaux les plus élevés.
Détails
- Sources / institutions : ANSD, OPCV, ESPS 2011.
- Territoire : Sénégal, avec analyses par milieu de résidence et par région.
- Méthode : approche Alkire-Foster, seuil global de pauvreté fixé à 32% des privations pondérées.