Rapport de l’étude monographique sur l’orpaillage au Sénégal 2017 – ANSD

1 juillet 2018

Rapport d’enquête et d’étude sur l’industrie et la production, disponible en version imprimable et dans la section Rapports et analyses.

Résumé

Rapport statistique de l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) sur l’orpaillage au Sénégal, centré sur Kédougou et Tambacounda, à partir d’une collecte couvrant avril 2016 à avril 2017. L’étude dénombre 6 272 unités d’extraction du minerai d’or, 1 337 unités de broyage/concassage et 1 216 acteurs de l’orpaillage alluvionnaire; 98 % des sites recensés se situent à Kédougou. L’activité mobilise 32 474 personnes, principalement des hommes, avec 0,5 % d’enfants de moins de 15 ans.

La production d’or est estimée à 4,3 tonnes pour une valeur de 86,6 milliards de FCFA, dont 3,9 tonnes issues de l’extraction et 341 kg de l’alluvionnaire. La valeur ajoutée atteint 73,9 milliards de FCFA pour l’orpaillage et 3,7 milliards pour le broyage/concassage. Le rapport souligne aussi le caractère largement informel du sous-secteur: la quasi-totalité des unités d’extraction ne détiennent ni NINEA, ni registre de commerce, ni permis artisanal.

Points clés

  • Missirah Sirimana concentre 44,2 % des unités d’extraction, devant Bembou avec 24,4 %.
  • La main-d’œuvre provient d’au moins dix pays, avec une forte présence de Maliens, Burkinabé et Guinéens.
  • Les dépenses de production de l’extraction sont estimées à 12,7 milliards de FCFA.
  • Le mercure utilisé dans le traitement est évalué à 667,4 kg, pour 759,5 millions de FCFA.
  • Les principaux acheteurs de l’or sont des acheteurs sénégalais hors bijoutiers.

Détails

  • Sources / institutions : ANSD, avec appui de l’Union Européenne et d’Afristat.
  • Territoire : Sénégal oriental, surtout région de Kédougou; présence marginale à Tambacounda.
  • Références complémentaires : loi n° 2003-36 du 24 novembre 2003 portant code minier; nouveau code minier adopté en 2016.