Inclusion financière 2016 – ANSD
Rapport sur l’inclusion financière issu de l’Enquête L2S.
Résumé
Rapport statistique de l’ANSD sur l’inclusion financière au Sénégal, fondé sur le Round 8 du projet « A l’écoute du Sénégal 2014 », réalisé du 19 juillet au 8 août 2016 auprès de 1 337 ménages sur 1 500 (taux de couverture : 89,10 %). L’accès aux services financiers reste limité : 29,4 % des personnes de 18 ans et plus disposent d’un compte dans au moins une banque, une institution de microfinance, La Poste ou une entreprise de téléphonie mobile. Les comptes de téléphonie mobile sont les plus fréquents (13,4 %), devant la microfinance (12,1 %) et les banques classiques (8,4 %).
Le principal frein à la détention d’un compte est le manque d’argent, cité par 91 % des non-utilisateurs. L’épargne passe surtout par des canaux informels : 30,8 % via une tontine ou cagnotte et 27,9 % à la maison. Pour emprunter, les ménages recourent d’abord à la famille, aux amis ou collègues (46,6 %), puis au crédit en magasin (20,9 %), loin devant les institutions financières formelles.
Points clés
- Le taux d’inclusion financière des adultes est de 29,4 % au niveau national.
- Les entreprises de téléphonie mobile constituent le premier type de compte détenu (13,4 %).
- Le manque d’argent explique 91 % des situations de non-détention de compte.
- L’épargne informelle domine, notamment via les tontines (30,8 %) et la conservation à domicile (27,9 %).
- L’emprunt provient surtout du réseau familial ou social (46,6 %).
Détails
- Sources / institutions : ANSD ; projet « A l’écoute du Sénégal 2014 » ; financement Banque mondiale.
- Territoire : Sénégal, avec distinctions Dakar urbain, autres urbains et milieu rural.
- Références ou chiffres complémentaires : enquête mobile, Round 8 ; période de collecte du 19 juillet au 8 août 2016 ; rapport définitif d’octobre 2016.