Document sectoriel sur l’octroi et la gestion des permis pétroliers au Sénégal
Procédures d’octroi des titres miniers d’hydrocarbures.
Résumé
Document sectoriel sur l’octroi, le renouvellement, le transfert et l’approbation des contrats liés aux titres miniers d’hydrocarbures au Sénégal, en comparant le Code pétrolier de 1998 (Loi n° 98-05 et décret 98-810) et le Code de 2019 (loi n° 2019-03). Le texte souligne qu’en 1998, le recours à l’appel à la concurrence n’était pas établi, alors que l’article 12 du Code 2019 prévoit l’attribution des blocs par appel d’offres ou consultation directe. Le décret n° 2020-2061 précise les critères d’évaluation : capacité technique, capacité financière et impact socio-économique.
Le document détaille aussi les durées et renouvellements des titres : autorisation de prospection limitée à deux ans et non cessible ; autorisation d’exploration renouvelable au plus deux fois pour trois ans ; autorisation exclusive d’exploitation d’une durée initiale maximale de vingt ans, renouvelable une fois pour dix ans. Les cessions et transferts restent soumis à l’approbation du ministre chargé des Hydrocarbures, avec délai de soixante jours, et les changements de contrôle doivent être notifiés sous dix jours.
Points clés
- Le Code pétrolier 2019 introduit l’appel d’offres ou la consultation directe pour l’attribution des blocs.
- L’autorisation de prospection est accordée pour deux ans au maximum et n’est ni cessible ni transmissible.
- L’autorisation d’exploration peut être renouvelée deux fois, pour trois ans au plus à chaque fois.
- L’autorisation exclusive d’exploitation peut durer vingt ans, puis être renouvelée une seule fois pour dix ans au maximum.
- Les transferts de titres nécessitent l’approbation du ministre chargé des Hydrocarbures ; le silence au bout de soixante jours vaut approbation.
Détails
- Sources / institutions : Loi n° 98-05, décret 98-810, loi n° 2019-03, décret n° 2020-2061, PETROSEN, ministre chargé des Hydrocarbures.
- Territoire : Sénégal.
- Références ou chiffres complémentaires : avantage technique possible de 5 % pour un groupement d’au moins deux sociétés ; avis du ministre chargé des Finances réputé conforme après vingt-et-un jours sans réponse.