Loi n° 61 autorisant le Président de la République à ratifier l'Accord de coopération technique en matière de personnel entre le Gouvernement de la République centrafricaine et le Gouvernement de la République du Sénégal

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Résumé

La loi n° 61 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier l'Accord de coopération technique en matière de personnel signé le 6 juin 1973 entre les gouvernements du Sénégal et de la République centrafricaine. Cet accord vise à renforcer les liens d'amitié et de coopération entre les deux pays dans le cadre de l'Organisation de l'Unité Africaine (O.U.A.).

Points clés

  • L'accord prévoit la mise à disposition de coopérants sénégalais pour occuper des emplois en République centrafricaine, sous réserve de l'agrément préalable du gouvernement centrafricain.
  • Les coopérants sont désignés pour une durée de deux ans, renouvelable, avec possibilité de résiliation anticipée sous préavis de trois mois.
  • Les coopérants sénégalais bénéficient des mêmes droits et avantages que les fonctionnaires centrafricains, incluant une indemnité complémentaire de 15 % sur leur traitement brut, la prise en charge des frais de voyage, un logement décent, et des prestations familiales.
  • Les coopérants restent soumis à la réglementation centrafricaine et bénéficient de protections administratives et juridiques spécifiques.
  • L'accord est conclu pour une durée indéterminée et peut être modifié ou dénoncé par l'une ou l'autre des parties avec un préavis de six mois.

Détails et éléments notables

  • Références :
    • Accord signé à Dakar le 6 juin 1973.
    • Projet de loi n° 50/73.
    • Loi n° 61 adoptée en séance du 12 décembre 1973.
  • Acteurs et institutions :
    • Gouvernement de la République du Sénégal.
    • Gouvernement de la République centrafricaine.
    • Assemblée nationale du Sénégal (IVe législature, deuxième session ordinaire de 1973).
    • Intercommission composée des Commissions des Affaires Étrangères, de la Législation, des Travaux Publics, de l'Éducation Nationale, des Finances et des Affaires Économiques.
  • Modalités financières :
    • Rémunération des coopérants prise en charge par la République centrafricaine, majorée de 15 % sur le traitement brut.
    • Frais de voyage aller-retour, prestations familiales, et logement décent à la charge de la République centrafricaine.
    • Franchise des droits et taxes d'importation pour les effets personnels et mobiliers lors de la première installation.
  • Dispositions spécifiques :
    • Les coopérants sénégalais sont soumis aux impôts et taxes en vigueur en République centrafricaine.
    • Possibilité d'importer un véhicule automobile sous le régime de l'admission temporaire.
    • Protection contre les sanctions administratives arbitraires, avec remise à disposition du gouvernement sénégalais en cas de manquement.