Loi autorisant le Président de la République à apporter l'adhésion du Sénégal à la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui

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Résumé

Le document est une loi adoptée par l'Assemblée nationale du Sénégal le 28 mars 1979, autorisant le Président de la République à adhérer à la Convention pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 2 décembre 1949. Cette loi s'inscrit dans le cadre de la lutte contre la prostitution et la traite des êtres humains, jugées incompatibles avec la dignité humaine.

Points clés

  • Autorisation donnée au Président de la République d'adhérer à la Convention des Nations Unies de 1949.
  • La Convention vise à punir l'embauche, l'entraînement ou le détournement de personnes en vue de la prostitution, même avec leur consentement, ainsi que l'exploitation de la prostitution d'autrui.
  • Abolition des lois, règlements ou pratiques administratives imposant des registres spéciaux ou des conditions de surveillance pour les personnes se livrant à la prostitution.
  • Engagement à prévenir la prostitution et à rééduquer et reclasser les victimes par des mesures sociales, économiques et sanitaires.
  • Mesures pour combattre la traite des êtres humains dans le cadre de l'immigration et de l'émigration.
  • La Convention remplace les instruments internationaux antérieurs sur la traite des êtres humains.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Convention approuvée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 2 décembre 1949.
    • Décret de présentation n° 79-32 du 10 janvier 1979.
    • Loi française n° 46.685 du 13 avril 1946 (appliquée au Sénégal).
    • Décret sénégalais 62-317 du 16 août 1962 et loi 63-17 du 5 février 1963 (aspect sanitaire).
    • Loi n° 6621 du 1er février 1966 (fichier national sanitaire et social).
  • Acteurs institutionnels :
    • Assemblée nationale du Sénégal (Vème législature).
    • Président de la République du Sénégal.
    • Ministre des Affaires étrangères (Moustapha Niasse).
    • Intercommission parlementaire (Affaires étrangères, Législation, Finances, Éducation, Plan, Travaux publics, Défense).
    • Rapporteur : Mamadou Diaw.
  • Dispositions de la Convention :
    • Punition des actes liés à l'embauche, l'entraînement ou l'exploitation de la prostitution (articles 1 et 2).
    • Abolition des registres spéciaux pour les prostituées (article 6).
    • Création de services de coordination pour la prévention et la répression des infractions (article 14).
    • Mesures pour protéger les immigrants et émigrants, notamment les femmes et les enfants (article 17).
    • Engagement à communiquer les lois et règlements nationaux relatifs à la Convention au Secrétaire général de l'ONU (article 21).
  • Débats parlementaires :
    • Question soulevée sur la compatibilité de l'article 6 de la Convention avec la législation sénégalaise (fichier national sanitaire et social).
    • Réponse du Ministre des Affaires étrangères : possibilité de maintenir des législations internes plus rigoureuses (protocole de clôture de la Convention).
    • Adoption unanime du projet de loi par les députés.