LOI portant réforme de l'impôt minimum forfaitaire sur les sociétés

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Résumé

La loi n° 64 adoptée par l'Assemblée nationale le 24 octobre 1969 réforme l'impôt minimum forfaitaire sur les sociétés au Sénégal. Elle modifie plusieurs dispositions de la loi 60-050 du 31 décembre 1960, notamment en augmentant le montant annuel de cet impôt à 400 000 francs et en ajustant les conditions d'exemption pour les sociétés bénéficiant de réductions pour investissements.

Points clés

  • Le montant annuel de l'impôt minimum forfaitaire sur les sociétés est fixé à 400 000 francs (article premier).
  • Les articles 4, 5 et 6 de la loi 60-050 sont abrogés, et l'article 7 devient l'article 4 (articles 3 et 4).
  • Les sociétés bénéficiaires d'une réduction pour investissements (articles 54 à 58 du Code des impôts sur le revenu) sont exemptées si la déduction est égale ou supérieure à 600 000 francs (article 2).
  • La loi prend effet à compter du 1er janvier 1970 (article 5).
  • Cette réforme s'inscrit dans un ensemble de mesures fiscales visant à harmoniser les taux d'imposition et à faciliter la trésorerie de l'État.

Détails et éléments notables

  • Références légales :
    • Loi 60-050 du 31 décembre 1960 modifiée.
    • Articles 54 à 58 du Code des impôts sur le revenu.
    • Projet de loi n° 61/69 portant réforme de l'impôt minimum forfaitaire sur les sociétés.
  • Montants et chiffres :
    • Impôt minimum forfaitaire : 400 000 francs (auparavant 300 000 francs).
    • Bénéfice net minimum de référence : 1 200 000 francs.
    • Seuil d'exemption pour réduction d'investissements : 600 000 francs.
    • Taux d'imposition cédulaire sur les bénéfices industriels et commerciaux : porté à 33,33 % (auparavant 30 %).
  • Acteurs et institutions :
    • Assemblée nationale du Sénégal.
    • Commission des Finances et Commission des Affaires Économiques et du Plan.
    • Ministère des Finances et Direction des Impôts et des Domaines.
    • Rapporteur : Mamadou Ibra N'GOM.
  • Objectifs de la réforme :
    • Harmoniser le taux de l'impôt minimum forfaitaire avec le nouveau taux de l'impôt cédulaire sur les bénéfices industriels et commerciaux.
    • Assurer un flux régulier de rentrées fiscales pour l'État.
    • Simplifier les procédures de recouvrement et lutter contre la fraude fiscale.
  • Dispositions connexes :
    • La réforme s'accompagne d'autres projets de loi (n° 55/69 à 60/69) modifiant divers aspects du système fiscal sénégalais, notamment la retenue à la source et les acomptes provisionnels.