Loi autorisant le Président de la République à ratifier le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d'établissement de la CEDEAO
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Résumé
La loi n°27 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier le Protocole sur la libre circulation des personnes, le droit de résidence et d'établissement de la CEDEAO, signé à Dakar le 29 mai 1979. Ce protocole, partie intégrante du Traité instituant la CEDEAO, vise à abolir les obstacles à la libre circulation, au droit de résidence et d'établissement des citoyens de la Communauté.
Points clés
- Le Protocole entre en vigueur provisoirement dès sa signature et définitivement après ratification par au moins sept États membres.
- Les citoyens de la CEDEAO peuvent entrer sans visa sur le territoire des États membres pour un séjour n'excédant pas 90 jours.
- Au-delà de 90 jours, une autorisation des autorités compétentes est requise.
- Les États membres peuvent refuser l'entrée aux immigrants inadmissibles selon leurs lois internes.
- Le droit d'entrée, de résidence et d'établissement sera instauré en trois étapes sur une période maximale de 15 ans.
- Les véhicules particuliers et commerciaux bénéficient de facilités de circulation sous conditions (documents valides, durée limitée).
- Les différends entre États membres seront réglés à l'amiable ou par le Tribunal de la Communauté.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Protocole signé à Dakar le 29 mai 1979.
- Décret de présentation n°80-32 du 14 janvier 1980.
- Loi n°27 adoptée par l'Assemblée nationale le 14 mai 1980.
- Articles 2, 27 du Traité de la CEDEAO.
- Acteurs et institutions :
- Président de la République du Sénégal.
- Assemblée nationale du Sénégal.
- CEDEAO (Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest).
- Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale (rapporteur : Boubacar Obèye Diop).
- Ministre des Affaires étrangères (Moustapha Niasse).
- Dispositions spécifiques :
- Durée de séjour sans visa : 90 jours pour les personnes, 90 jours pour les véhicules particuliers, 15 jours pour les véhicules commerciaux.
- Obligation d'informer l'État d'origine et le Secrétariat exécutif de la CEDEAO en cas d'expulsion.
- Dépôt des instruments de ratification auprès du gouvernement dépositaire du Traité.
- Observations de la Commission des Affaires étrangères :
- Nécessité d'adapter les législations nationales pour harmoniser les polices d'assurances avec le droit communautaire.
- Urgence de mettre en place le Tribunal de la Communauté pour régler les différends.