Loi relative à l'exercice de la Chirurgie dentaire et à l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes
PDF - 3.9 MB
Résumé
La loi n° 76/1981, adoptée par l'Assemblée nationale du Sénégal en sa séance du 25 novembre 1981, réglemente l'exercice de la profession de chirurgien-dentiste et institue l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes. Elle définit les conditions d'exercice, les sanctions en cas d'exercice illégal, et les modalités de fonctionnement de l'Ordre.
Points clés
- Conditions strictes pour exercer la profession de chirurgien-dentiste : diplôme reconnu, nationalité sénégalaise ou convention d'établissement, et inscription à l'Ordre.
- Création de l'Ordre des Chirurgiens-Dentistes, personne morale de droit public, chargé de veiller à la déontologie, à la moralité et à la qualité de l'exercice professionnel.
- Deux sections au sein de l'Ordre : Section A (chirurgiens-dentistes des services publics) et Section B (chirurgiens-dentistes libéraux).
- Sanctions pénales et disciplinaires pour exercice illégal, fausses déclarations ou manquements aux règles déontologiques.
- Dispositions transitoires pour les praticiens en exercice avant la promulgation de la loi.
Détails et éléments notables
- Références légales :
- Articles 1 à 54 de la loi.
- Décret n° 77-887 du 12 octobre 1977 (modification des conditions de recrutement).
- Référence à l'article 34 du Code pénal pour les peines complémentaires.
- Conditions d'exercice (Article 1) :
- Diplôme d'État sénégalais de docteur en chirurgie-dentaire ou diplôme étranger équivalent.
- Nationalité sénégalaise ou ressortissant d'un État ayant une convention d'établissement avec le Sénégal.
- Connaissance suffisante du français pour les ressortissants de pays non francophones.
- Inscription au tableau de l'Ordre (sauf exceptions pour les militaires).
- Exercice illégal (Articles 6 à 12) :
- Peines : amende de 100 000 à 1 000 000 francs et/ou emprisonnement de 1 à 6 mois (doublées en cas de récidive).
- Confiscation possible du matériel utilisé pour l'exercice illégal.
- Poursuites pénales et disciplinaires possibles pour les mêmes faits.
- Ordre des Chirurgiens-Dentistes (Articles 16 à 48) :
- Personne morale de droit public dotée de la personnalité civile et de l'autonomie financière.
- Organes : Conseils de section (A et B), Conseil national, Président de l'Ordre, formations disciplinaires.
- Cotisations obligatoires fixées par le Conseil national et approuvées par l'autorité de tutelle.
- Sanctions disciplinaires : avertissement, blâme, interdiction temporaire ou définitive d'exercer.
- Dispositions transitoires (Articles 49 à 54) :
- Décrets d'application à venir pour préciser les modalités d'application de la loi.
- Constitution initiale des tableaux de l'Ordre par une commission ad hoc.
- Praticiens en exercice avant la loi dispensés de certaines formalités (inscription de plein droit à la Section B).
- Premières élections aux Conseils des sections dans les six mois suivant la promulgation.
- Acteurs et institutions :
- Assemblée nationale du Sénégal.
- Ministère de la Santé publique.
- Ordre des Chirurgiens-Dentistes (Conseil national, Conseils de section).
- Tribunal de première instance (enregistrement des titres).
- Cour suprême (recours en cassation pour les décisions disciplinaires).