Loi organique n° 2017/11 du 17 janvier 2017 portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature
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Résumé
La loi organique n° 2017/11 du 17 janvier 2017 porte organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature (CSM) au Sénégal. Elle abroge l'ordonnance n° 60-16 du 3 septembre 1960 et vise à adapter les règles du CSM à l'accroissement des effectifs des magistrats et à renforcer leurs garanties statutaires. Le texte est structuré en trois chapitres : composition du CSM, attributions (nomination et discipline des magistrats, droit de grâce), et dispositions finales.
Points clés
- Le CSM est présidé par le Président de la République, avec le Ministre de la Justice comme vice-président.
- Composition élargie : membres de droit (chefs de cours) et quatre magistrats élus pour trois ans, renouvelables une fois.
- Le CSM se réunit au moins deux fois par an, avec possibilité de consultation à domicile en cas d'urgence.
- Attributions en matière de nomination des magistrats, sur proposition du Ministre de la Justice.
- Compétence disciplinaire : le CSM statue hors la présence du Président de la République et du Ministre de la Justice, avec un droit de recours pour les magistrats sanctionnés.
- Droit de grâce exercé par le Président de la République en Conseil supérieur de la Magistrature.
- Abrogation de l'ordonnance n° 60-16 du 3 septembre 1960.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi organique n° 2017/11 du 17 janvier 2017.
- Ordonnance n° 60-16 du 3 septembre 1960 (abrogée).
- Décret n° 2016-1798 du 21 novembre 2016 (présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale).
- Articles 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21 et 22 de la loi organique.
- Acteurs et institutions :
- Conseil supérieur de la Magistrature (CSM).
- Président de la République (président du CSM).
- Ministre de la Justice (vice-président du CSM).
- Premier Président de la Cour suprême et Procureur général près ladite cour.
- Premiers présidents de cours d'appel et procureurs généraux près lesdites cours.
- Magistrats élus (quatre titulaires et quatre suppléants).
- Assemblée nationale (adoption du projet de loi organique n° 32/2016).
- Dispositions spécifiques :
- Mandat des membres élus : trois ans, renouvelable une fois.
- Délai de deux mois pour statuer en matière disciplinaire.
- Droit de recours devant la Cour suprême pour les magistrats sanctionnés.
- Crédits de fonctionnement inscrits au budget du Ministère de la Justice (article 21).