Loi n°2018-15 prescrivant le remplacement dans tous les actes législatifs et réglementaires de la dé

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Résumé

La loi n°2018-15, adoptée par l'Assemblée nationale en sa séance du 30 mai 2018 selon la procédure d'urgence, prescrit le remplacement systématique de la dénomination « collectivité locale » par « collectivité territoriale » dans tous les actes législatifs et réglementaires du Sénégal. Cette modification fait suite à la révision constitutionnelle de 2016 (loi n°2016-10 du 05 avril 2016) qui a introduit cette nouvelle appellation pour les entités décentralisées.

Points clés

  • Adoption de la loi en procédure d'urgence le 30 mai 2018.
  • Article unique : substitution obligatoire de « collectivité locale » par « collectivité territoriale » dans tous les textes législatifs et réglementaires.
  • Alignement sur la Constitution révisée de 2016 et l'Acte III de la Décentralisation.
  • Projet de loi présenté par le Ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du Territoire.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Loi n°2016-10 du 05 avril 2016 (révision constitutionnelle).
    • Décret n°2018-918 du 16 mai 2018 (présentation du projet de loi).
    • Constitution du Sénégal (articles 102 et titre XI).
  • Acteurs institutionnels :
    • Assemblée nationale (XIIIème législature).
    • Ministre de la Gouvernance territoriale, du Développement et de l'Aménagement du Territoire (M. Yaya Abdoul KANE).
    • Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains (rapporteur : Mme YEYA DIALLO).
    • Agence nationale de l'Aménagement du Territoire (ANAT).
  • Préoccupations soulevées par la Commission :
    • Impacts économiques de la substitution terminologique.
    • Difficultés de trésorerie des collectivités territoriales (retards de transferts financiers de l'État, avance de trésorerie de 25 %).
    • Retards dans le recouvrement des impôts locaux et redistribution des recettes (contribution économique locale, revenus miniers).
    • Délimitation des communes (exemples : Mbour, Bambilor, Touba, Mbacké).
    • Construction de sièges pour les départements et création d'une fiscalité propre.
    • Appui des services déconcentrés de l'État aux départements.
    • Problèmes logistiques (pannes de véhicules des exécutifs locaux).
  • Réponses du Ministre :
    • Adoption du projet de loi pour se conformer à la Constitution révisée.
    • Approche inclusive pour résoudre les litiges de délimitation (dialogue et concertation avec l'ANAT).
    • Alignement avec la vision de l'Acte III de la Décentralisation (territorialisation des politiques publiques).
  • Décision : Adoption à l'unanimité du projet de loi par la Commission.