Loi n°2018-28 portant Code des Communications Électroniques

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Résumé

La loi n°2018-28 portant Code des Communications Électroniques a été adoptée par l'Assemblée nationale du Sénégal le 28 novembre 2018. Ce texte législatif régit toutes les activités de communications électroniques exercées à partir ou à destination du territoire sénégalais. Il vise à moderniser le cadre juridique du secteur, promouvoir la concurrence, protéger les utilisateurs, et assurer une couverture nationale des services de communications électroniques.

Points clés

  • Établissement d'un cadre juridique efficace, transparent et flexible pour les communications électroniques.
  • Définition des régimes juridiques applicables : licence, autorisation, déclaration, et régime libre.
  • Renforcement des pouvoirs de l'Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).
  • Protection des droits des utilisateurs, incluant l'accès ouvert à Internet et la transparence tarifaire.
  • Gestion et contrôle des ressources rares comme le spectre radioélectrique et la numérotation.
  • Obligations de partage d'infrastructures et d'interconnexion entre opérateurs.
  • Création d'un fonds pour le développement du service universel des communications électroniques.
  • Sanctions administratives et pénales en cas de non-respect des dispositions légales.

Détails et éléments notables

  • Références (loi, décret, article) :
    • Loi n° 2008-12 sur la protection des données à caractère personnel.
    • Loi n° 2008-08 sur les transactions électroniques.
    • Code pénal et Code de procédure pénale du Sénégal.
    • Règlements de la CEDEAO et de l'UEMOA.
  • Acteurs / institutions :
    • Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP).
    • Commission de Protection des Données Personnelles (CDP).
    • Autorité gouvernementale en charge des communications électroniques.
    • Comité de gestion du Fonds de développement du service universel des télécommunications.
  • Chiffres / montants :
    • Sanctions pécuniaires pouvant aller jusqu'à 3% du chiffre d'affaires pour les opérateurs titulaires de licence.
    • Pénalités pouvant atteindre 20 millions de francs CFA pour les personnes morales et 10 millions de francs CFA pour les personnes physiques.
    • Délai de 30 jours pour le traitement des réclamations des utilisateurs.
  • Droits et obligations :
    • Obligation pour les opérateurs de respecter la confidentialité des communications et la protection des données personnelles.
    • Droit des utilisateurs à un accès ouvert à Internet et à la transparence des tarifs.
    • Obligation de partage d'infrastructures pour les opérateurs puissants sur un marché pertinent.