Loi n° 1978-37 du 06 juillet 1978

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Résumé

La Loi n° 1978-37 du 6 juillet 1978 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier l'Accord portant création du Fonds de solidarité africain, signé à Paris le 21 décembre 1976. Cet accord vise à faciliter le développement économique des États africains participants, en particulier les plus défavorisés, via un mécanisme de financement complémentaire et sélectif.

Points clés

  • Création du Fonds de solidarité africain, un établissement public international doté de la personnalité civile et de l'autonomie financière.
  • Objectif : financer des projets d'investissement présentant un intérêt particulier pour l'Afrique, notamment ceux à caractère régional ou nécessitant des financements multiples.
  • Dotation initiale de 5 milliards de francs CFA, partagée à parts égales entre la France et les États africains participants.
  • Interventions du Fonds sous forme de bonifications d'intérêts, garanties ou allongement de la durée des prêts.
  • Gestion du Fonds assurée par un Conseil de direction, statuant à l'unanimité, et un Directeur général.
  • Priorité accordée aux projets contribuant au développement des États les plus défavorisés.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Loi n° 1978-37 du 6 juillet 1978 (promulguée après adoption par l'Assemblée nationale le 19 juin 1978).
    • Décret n° 78.101/PM.SGG.SL du 3 février 1978 ordonnant la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale.
    • Accord portant création du Fonds de solidarité africain, signé à Paris le 21 décembre 1976.
  • Montants et chiffres :
    • Dotation initiale du Fonds : 5 milliards de francs CFA (2,5 milliards versés par la France et 2,5 milliards par les États africains participants).
    • Montants des souscriptions initiales des États participants détaillés en annexe (ex. : République française : 2 500 millions FCFA, République de Côte d'Ivoire : 217,5 millions FCFA).
    • Plafond des garanties du Fonds : dix fois le montant des ressources affectées à cet effet.
    • Limite des bonifications d'intérêts : maximum 10 % des ressources affectées et réduction maximale d'un tiers du montant des intérêts.
  • Acteurs et institutions :
    • Président de la République : Léopold Sédar Senghor.
    • Premier Ministre : Abdou Diouf.
    • Ministre d'État, chargé des Affaires étrangères : Assane Seck.
    • Ministre de l'Information et des Télécommunications, chargé des Relations avec les Assemblées : Daouda Sow.
    • Rapporteur de l'Intercommission : Mme Seynabou Cissé.
    • États signataires de l'Accord : 15 États africains et la France.
  • Modalités de fonctionnement du Fonds :
    • Interventions limitées à des projets d'investissement spécifiques (ex. : projets régionaux, projets nécessitant des financements multiples).
    • Exonération des opérations du Fonds de tous impôts et taxes par les États participants.
    • Décisions prises à l'unanimité par le Conseil de direction.
    • Retrait d'un État participant possible, sous conditions strictes (extinction des engagements souscrits).