Loi Uniforme relative aux entreprises d'investissement à capital fixe

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Résumé

La Loi uniforme relative aux entreprises d'investissement à capital fixe, adoptée par l'Assemblée nationale du Sénégal le 6 février 2007, encadre les activités des entreprises d'investissement à capital fixe au sein de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Elle vise à renforcer les fonds propres des petites et moyennes entreprises (PME) non cotées en bourse, en distinguant deux grandes familles d'entreprises : les entreprises de capital-risque et les entreprises d'investissement en fonds propres, chacune subdivisée en deux catégories (établissements financiers et sociétés).

Points clés

  • Champ d'application : La loi s'applique aux entreprises d'investissement à capital fixe exerçant dans l'UEMOA et souhaitant bénéficier de mesures incitatives, notamment fiscales (Article 1er).
  • Typologie des entreprises : Quatre types d'entreprises sont définis (Article 4) :
    • Établissements financiers de capital-risque ;
    • Sociétés de capital-risque ;
    • Établissements financiers d'investissement en fonds propres ;
    • Sociétés d'investissement en fonds propres.
  • Objectifs :
    • Créer un statut juridique spécifique pour ces entreprises ;
    • Protéger les porteurs de titres et les créanciers ;
    • Offrir des avantages fiscaux incitatifs (exonération de double imposition, etc.).
  • Conditions d'exercice :
    • Forme juridique : sociétés à responsabilité limitée ou sociétés anonymes (Article 11) ;
    • Capital social minimum fixé par le Conseil des Ministres de l'UMOA (Article 12) ;
    • Agrément ou autorisation préalable requis (Articles 16 et 20) ;
    • Interdiction de détenir plus de 50 % du portefeuille en titres cotés (Articles 8 et 9).
  • Rôle de la Banque Centrale : Instruction des dossiers d'autorisation et élaboration des normes prudentielles (Articles 19 et 22).

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Loi portant réglementation bancaire (pour les établissements financiers) ;
    • Droit commun des sociétés commerciales ;
    • Projet de Directive complémentaire pour les dispositions fiscales (mentionné dans l'exposé des motifs).
  • Acteurs institutionnels :
    • Ministre chargé des Finances (autorisation et contrôle) ;
    • Banque Centrale (instruction des dossiers) ;
    • Conseil des Ministres de l'UMOA (fixation des seuils de capital et normes prudentielles).
  • Exclusions :
    • Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) ;
    • Entreprises soumises au régime fiscal général (Article 2).
  • Sanctions : Retrait d'agrément ou d'autorisation en cas de manquement (Articles 18 et 24).
  • Dispositions finales : Abrogation des dispositions antérieures et entrée en vigueur à la publication (Article 34).