Projet de loi constitutionnel n°14/2009 instituant un Vice-président

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Résumé

Le document est un compte rendu in extenso de la séance plénière de l'Assemblée nationale du Sénégal du vendredi 15 mai 2009, durant laquelle a été examiné et adopté le projet de loi constitutionnel n°14/2009 instituant un Vice-président de la République. Ce projet vise à modifier la Constitution pour permettre au Président de la République d'être assisté par un Vice-président, nommé par décret pour une durée ne pouvant excéder celle de son mandat.

Points clés

  • Le projet de loi constitutionnel n°14/2009 propose d'ajouter un Vice-président à l'architecture institutionnelle du Sénégal.
  • Le Vice-président serait nommé par le Président de la République après consultation des Présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale.
  • Le Vice-président occuperait le deuxième rang dans l'ordre de préséance et pourrait recevoir délégation de certains pouvoirs présidentiels, à l'exception de ceux liés à la souveraineté nationale.
  • Le projet a été examiné en commission le 14 mai 2009 et discuté en séance plénière le 15 mai 2009.
  • Les débats ont porté sur l'opportunité, la légitimité, et les implications juridiques et politiques de cette nouvelle fonction.
  • Le projet a été adopté à une large majorité par l'Assemblée nationale.

Détails et éléments notables

  • Références légales et constitutionnelles :
    • Modification de l'article 26 de la Constitution pour introduire la fonction de Vice-président.
    • Ajout de références aux articles 43 et 50 de la Constitution pour préciser les pouvoirs et délégations.
    • Article 73 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale concernant la procédure d'urgence.
  • Arguments en faveur du projet :
    • Renforcement de la représentation du Président auprès des populations, notamment dans les zones reculées.
    • Amélioration de l'efficacité et de la fluidité du fonctionnement des organes administratifs.
    • Volonté de partager le pouvoir et d'impliquer davantage les forces vives de la nation.
  • Arguments contre le projet :
    • Critique de l'opportunité du projet dans un contexte de crise économique et sociale.
    • Inquiétudes concernant le coût et la nécessité d'une nouvelle institution.
    • Craintes de dérive dynastique ou de concentration excessive du pouvoir.
    • Débat sur la légitimité démocratique du Vice-président, nommé et non élu.
  • Acteurs et institutions :
    • Maître Madické Niang, Ministre d'État, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.
    • Faustin Diatta, Ministre du NEPAD et des Relations avec le Parlement.
    • Amadou Diarra, Rapporteur de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains.
    • Divers députés de la majorité et de l'opposition ayant exprimé des positions variées.
  • Procédure parlementaire :
    • Examen en commission le 14 mai 2009.
    • Discussion et adoption en séance plénière le 15 mai 2009.
    • Demande de vote par scrutin secret rejetée faute de quorum requis.