Examen De La Question Orale Posee Par Le Depute Falilou Kane

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Résumé

Le document est une question orale posée par le député Falilou Kane, Vice-Président de l'Assemblée Nationale du Sénégal, adressée au Secrétaire d'État auprès du Ministre du Développement Rural chargé de la Pêche Maritime. La question porte sur quatre points principaux relatifs à la politique de la pêche maritime au Sénégal :

  • La définition et les contours de la politique de la pêche maritime.
  • Le rôle de l'État dans l'encadrement et l'impulsion du secteur après la privatisation de certaines entités comme la SOSAP et la SNCDS.
  • Le fonctionnement du crédit maritime et l'utilisation des crédits, aides extérieures et redevances issues des accords de pêche.
  • L'organisation de la formation des jeunes et l'insertion des nationaux dans le secteur, ainsi que le rôle de la CEPIA (Caisse d'Encouragement à la Pêche et à ses Industries annexes).

Points clés

  • La politique de la pêche maritime sénégalaise vise à moderniser la flotte, développer les infrastructures côtières, et encourager la transformation et la commercialisation des produits halieutiques.
  • L'État a décidé de ne plus participer au capital des sociétés de pêche après l'échec de la SOSAP, privilégiant la privatisation et l'encadrement via des plans d'action et des dialogues avec les opérateurs économiques.
  • Le crédit maritime, créé par le décret n° 81-137 du 19 février 1981, finance des projets d'acquisition d'unités de pêche et de rénovation d'entreprises, avec un fonds initial de 2.617.086.128 F CFA.
  • Les redevances des accords de pêche sont réparties : 2/3 pour le Trésor public et 1/3 pour le Secrétariat d'État à la Pêche maritime, utilisé pour des infrastructures et le soutien aux coopératives.
  • La formation des jeunes est assurée par deux écoles spécialisées, avec des difficultés d'insertion pour les marins formés.
  • La CEPIA soutient des projets d'investissement et subventionne des initiatives comme le carburant pour la pêche ou l'équipement des écoles de formation.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques et institutionnelles :
    • Décret n° 81-137 du 19 février 1981 portant création du crédit maritime.
    • CEPIA (Caisse d'Encouragement à la Pêche et à ses Industries annexes).
    • CAPAS (Centre d'Assistance à la Pêche Artisanale du Sénégal).
    • GAIPS (Groupement des Armateurs et Industriels de la Pêche au Sénégal).
    • SOFISEDIT (Société de Financement et de Développement des Industries de la Pêche).
  • Chiffres et montants :
    • Fonds initial du crédit maritime : 2.617.086.128 F CFA.
    • Projets financés par le crédit maritime : 2.145.000.000 F CFA (dont 954 millions financés par SOFISEDIT).
    • Montant des exportations du secteur de la pêche : 27 milliards en 1981, 29 milliards en 1982, 36 milliards en 1980.
    • Difficultés financières de la SOPESINE : 50 millions pour la liquidation, 150 millions déboursés par l'État pour les salaires.
  • Acteurs et institutions :
    • Député Falilou Kane, Vice-Président de l'Assemblée Nationale.
    • Secrétaire d'État à la Pêche Maritime.
    • Président Abdou Diouf (mentionné pour ses orientations en 1983).
    • SOSAP, SNCDS, SOPESINE (sociétés citées).
    • Projet Sénégal-Sea Food (échec mentionné).
  • Projets et réalisations :
    • Centres de mareyage à Kayar, Joal et Mbour.
    • Infrastructures côtières à Djiffère et Nikine.
    • Écoles de formation : École des Agents techniques de l'Océanographie et des Pêches maritimes de Thiaroye, École nationale des Formations maritimes.