Loi n° 77-93 du 10 août 1977 autorisant la ratification de l'Accord de non-agression et d'assistance

10 août 1977

Résumé

La loi n° 77-93 du 10 août 1977 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier l'Accord de non-agression et d'assistance en matière de défense signé à Abidjan le 9 juin 1977 entre les États membres de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (C.E.A.O.) et le Togo. Cet accord vise à renforcer la sécurité collective en évitant le recours à la force pour régler les différends entre les parties et en instaurant une entraide en cas d'agression extérieure.

Points clés

  • L'accord n'est pas un pacte de défense mais un engagement à régler les conflits par le dialogue et à s'entraider en cas d'agression.
  • Les Chefs d'État et de Gouvernement se réunissent annuellement pour traiter des questions de défense, alternativement dans chaque pays membre.
  • Un Conseil ministériel est chargé d'élaborer les mesures de défense, soumises à l'approbation de la Conférence des Chefs d'État.
  • Un Secrétariat permanent, basé à Abidjan, est créé pour administrer et suivre les décisions, avec un Secrétaire général nommé pour trois ans.
  • L'accord entre en vigueur après ratification par les sept États signataires et peut être dénoncé avec un préavis d'un an.
  • L'Assemblée nationale sénégalaise a adopté le projet de loi 71/77 lors de sa séance du 28 juillet 1977.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Loi n° 77-93 du 10 août 1977.
    • Projet de loi 71/77.
    • Accord signé à Abidjan le 9 juin 1977.
  • Acteurs et institutions :
    • Président de la République du Sénégal : Léopold Sédar Senghor.
    • Assemblée nationale du Sénégal (IVe législature, deuxième session extraordinaire de 1977).
    • Commission des Affaires Étrangères, de la Législation et de la Défense de l'Assemblée nationale.
    • États membres de la C.E.A.O. et le Togo.
    • Secrétariat permanent de l'accord (siège à Abidjan).
  • Dispositions de l'accord :
    • Interdiction du recours à la force entre les parties (Article 1).
    • Création d'un Secrétariat permanent (Article 2).
    • Réunions annuelles des Chefs d'État et de Gouvernement (Article 1).
    • Rôle du Conseil ministériel dans l'élaboration et l'application des mesures de défense (Articles 1, 3 et 4).
    • Modalités d'adhésion pour les États non membres (Article 7).
    • Entrée en vigueur après ratification par les sept signataires (Article 8).
  • Contexte et motivations :
    • Menaces extérieures pesant sur les États africains et nécessité de sécurité pour le développement économique et social.
    • Volonté de coopération basée sur l'égalité et le respect mutuel.