Loi n° 1982/38 du 21 décembre 1982
21 décembre 1982 PDF · 4.1 MB
Résumé
La loi n° 1982/38 du 21 décembre 1982 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier deux protocoles relatifs à l'Accord de Non-agression et d'Assistance en matière de Défense (ANAD) entre les États-membres de la Communauté économique de l'Afrique de l'Ouest (CEAO) et le Togo. Ces protocoles, signés à Dakar le 14 décembre 1981, visent à renforcer la sécurité et la stabilité des États-membres par des engagements de non-agression et d'assistance mutuelle en cas d'agression.
Points clés
- Autorisation de ratifier le Protocole d'Application de l'Accord de Non-agression et d'Assistance en matière de Défense (ANAD), signé le 14 décembre 1981.
- Autorisation de ratifier le Protocole III relatif aux immunités et privilèges de l'Accord ANAD, signé le même jour.
- L'Accord-cadre initial a été signé le 9 juin 1977 et ratifié par le Sénégal le 19 mai 1979.
- Les protocoles s'appuient sur le droit de légitime défense consacré par la Charte des Nations Unies.
- Les États-membres s'engagent à résoudre leurs différends pacifiquement et à s'assister mutuellement en cas d'agression.
- Les organes de l'ANAD incluent la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement, le Conseil des Ministres et le Secrétariat général.
- La loi a été adoptée par l'Assemblée nationale le 9 décembre 1982.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi n° 1982/38 du 21 décembre 1982.
- Protocole d'Application de l'Accord ANAD, signé le 14 décembre 1981.
- Protocole III relatif aux immunités et privilèges de l'Accord ANAD, signé le 14 décembre 1981.
- Accord-cadre de l'ANAD, signé le 9 juin 1977 et ratifié par le Sénégal le 19 mai 1979.
- Résolution 3314 (XXIX) de l'Assemblée générale des Nations Unies sur la définition de l'agression.
- Engagements des États-membres :
- Non-agression entre les États-membres.
- Assistance mutuelle en matière de défense contre toute agression.
- Respect des frontières héritées de la colonisation et libre circulation des personnes.
- Interdiction d'abriter des opposants actifs contre un État-membre.
- Organes de l'ANAD :
- Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement (organe suprême).
- Conseil des Ministres (composé de ministres et chefs d'état-major).
- Secrétariat général (administration et suivi des décisions).
- Dispositions générales :
- Possibilité de dénonciation du protocole avec un préavis d'un an.
- Adhésion ouverte aux autres États de l'Afrique de l'Ouest.
- Les engagements ne portent pas atteinte aux conventions de défense avec des États tiers, sauf en cas d'agression reconnue.
- Acteurs et institutions :
- Président de la République du Sénégal.
- Assemblée nationale du Sénégal (adoption de la loi le 9 décembre 1982).
- Ministre d'État chargé des Affaires étrangères.
- Intercommission composée des Commissions des Affaires étrangères, de la Défense et de la Législation (rapport de Lamine BA).
- États signataires : Côte d'Ivoire, Haute-Volta (actuel Burkina Faso), Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo.