Loi n° 1985/17 du 25 février 1985 autorisant la ratification de la Convention entre la République tu
25 février 1985 PDF · 5.7 MB
Résumé
La Loi n° 1985/17 du 25 février 1985 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier la Convention entre la République tunisienne et la République du Sénégal, signée à Tunis le 17 mai 1984. Cette convention vise à éviter les doubles impositions et à établir des règles d'assistance administrative réciproque en matière d'impôts sur le revenu. Elle s'applique aux résidents des deux États contractants et couvre divers types d'impôts sur le revenu, y compris les impôts sur les bénéfices, les salaires et les gains en capital.
Points clés
- La convention a été signée le 17 mai 1984 à Tunis et ratifiée par la loi sénégalaise n° 1985/17 du 25 février 1985.
- Elle s'applique aux résidents des États contractants (Sénégal et Tunisie) et couvre les impôts sur le revenu global ou sur des éléments du revenu.
- Les revenus soumis à un impôt cédulaire dans un État contractant sont exonérés de l'impôt correspondant dans l'autre État pour éviter la double imposition.
- La convention définit des règles pour déterminer le domicile fiscal, l'établissement stable, et l'imposition des différents types de revenus (immobiliers, bénéfices des entreprises, dividendes, intérêts, redevances, etc.).
- Elle prévoit des mécanismes d'assistance administrative réciproque et une procédure amiable pour résoudre les différends fiscaux.
- La convention entre en vigueur dès l'échange des instruments de ratification et peut être dénoncée après trois ans.
Détails et éléments notables
- Références légales :
- Loi n° 1985/17 du 25 février 1985.
- Convention signée à Tunis le 17 mai 1984.
- Projet de loi n° 48/84 examiné par l'Assemblée nationale.
- Champ d'application :
- Impôts visés en Tunisie : impôt sur la patente, impôt sur les bénéfices des professions non commerciales, impôt sur les traitements et salaires, etc.
- Impôts visés au Sénégal : impôt sur les revenus fonciers, impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, impôt général sur le revenu, etc.
- Définitions clés :
- Résident d'un État contractant : Personne assujettie à l'impôt dans cet État en raison de son domicile, résidence, siège de direction, etc.
- Établissement stable : Installation fixe d'affaires où une entreprise exerce tout ou partie de son activité (ex. : siège de direction, succursale, usine).
- Autorités compétentes : Ministre des Finances ou son représentant pour chaque État.
- Dispositions spécifiques :
- Les revenus immobiliers sont imposables dans l'État où les biens sont situés (Article 6).
- Les bénéfices des entreprises sont imposables dans l'État où se situe l'établissement stable (Article 7).
- Les dividendes, intérêts et redevances sont soumis à des règles spécifiques pour éviter la double imposition (Articles 10, 13, 14).
- Les artistes et sportifs sont imposables dans l'État où ils exercent leurs activités (Article 19).
- Les fonctionnaires diplomatiques et consulaires bénéficient des privilèges fiscaux prévus par le droit international (Article 28).
- Entrée en vigueur et dénonciation :
- La convention entre en vigueur dès l'échange des instruments de ratification.
- Elle peut être dénoncée après trois ans, avant le 30 juin de chaque année civile.
- Acteurs et institutions :
- Assemblée nationale du Sénégal (VIe législature).
- Intercommission composée des Commissions des Affaires étrangères, de la Législation, des Finances, etc.
- Rapporteur : M. Abdel Kader Sabara.
- Signataires : Beji Essebsi (Tunisie) et Moustapha Niasse (Sénégal).