Loi n° 1982/32 du 23 juillet 1982 autorisant la ratification de la Convention de coopération en mati
23 juillet 1982 PDF · 3.2 MB
Résumé
La loi n° 1982/32 du 23 juillet 1982 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier la Convention de coopération en matière judiciaire signée entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de la République du Cap-Vert à Dakar, le 17 avril 1980. Cette convention vise à renforcer la coopération judiciaire entre les deux pays, notamment en matière d'accès aux tribunaux, d'extradition, de transmission d'actes judiciaires, et d'échange d'informations sur l'organisation judiciaire et la législation.
Points clés
- Autorisation de ratifier une convention de coopération judiciaire entre le Sénégal et le Cap-Vert.
- Échanges réguliers d'informations sur l'organisation judiciaire, la législation et la jurisprudence.
- Libre accès aux tribunaux pour les ressortissants des deux pays et exercice de la profession d'avocat sans restriction liée à la nationalité.
- Extradition des individus poursuivis ou condamnés, sous réserve des lois nationales et des exceptions prévues (notamment pour les nationaux).
- Transmission et exécution des commissions rogatoires, avec possibilité de refus si cela porte atteinte à la souveraineté ou à l'ordre public.
- Échange d'informations sur les condamnations inscrites au casier judiciaire.
- Reconnaissance réciproque des jugements et facilités en matière d'état-civil et de légalisation.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi n° 1982/32 du 23 juillet 1982.
- Projet de loi n° 56/82.
- Convention signée à Dakar le 17 avril 1980.
- Acteurs institutionnels :
- Président de la République du Sénégal.
- Assemblée nationale (Ve législature, première session ordinaire de 1982).
- Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale (rapporteur : Lamine BA).
- Ministre des Affaires étrangères (M. Moustapha Niasse).
- Ministre d'État, chargé de la Justice du Sénégal (Alioune Badara MBENGUE).
- Ministre de la Justice du Cap-Vert (Docteur David Hoppfer ALMADA).
- Dispositions spécifiques :
- L'extradition est refusée pour les délits politiques, sauf exceptions (homicide volontaire, mercenariat, etc.).
- Les frais liés à l'extradition sont pris en charge par l'État requis.
- La convention entre en vigueur après l'échange des instruments de ratification.
- Procédures :
- Demande d'extradition adressée au ministère de la Justice de l'État requis, accompagnée de documents justificatifs.
- Arrestation provisoire possible en cas d'urgence, avec un délai de 30 jours pour la transmission des documents complets.
- Remise des objets saisis pouvant servir de pièces à conviction.