Loi n°2018/06 du 26 février 2018 autorisant le Président de la République à ratifier la Convention r
26 février 2018 PDF · 365.0 KB
Résumé
La loi n°2018/06 du 26 février 2018 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier la Convention révisée sur la reconnaissance des études et des certificats, diplômes, grades et autres titres de l'enseignement supérieur dans les États d'Afrique, adoptée à Addis-Abeba le 12 décembre 2014. Cette convention vise à harmoniser et faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes et titres de l'enseignement supérieur en Afrique, renforçant ainsi la mobilité académique et l'intégration continentale.
Points clés
- La loi a été adoptée par l'Assemblée nationale en sa séance du 15 février 2018 et promulguée le 26 février 2018.
- Elle s'inscrit dans le cadre des engagements internationaux du Sénégal, notamment ceux de l'UNESCO et de l'Union africaine, pour promouvoir l'enseignement supérieur et la mobilité académique.
- La convention révisée remplace la Convention d'Arusha de 1981 et intègre des mécanismes d'assurance qualité, d'accréditation et de lutte contre les pratiques frauduleuses.
- Elle encourage la création de structures nationales et régionales pour faciliter la reconnaissance des titres et la coopération entre établissements d'enseignement supérieur.
- Le Sénégal vise à renforcer son positionnement comme hub régional en matière d'enseignement supérieur, notamment à travers le label « Étudier au Sénégal ».
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Décret de présentation n°2017-1733 du 27 septembre 2017.
- Convention régionale de 1981 (Arusha) et sa révision en 2014 (Addis-Abeba).
- Articles 43 et 95 à 98 de la Constitution du Sénégal.
- Acteurs et institutions :
- Assemblée nationale du Sénégal (XIIIème législature).
- Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'Extérieur.
- Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
- UNESCO (rôle de dépositaire et de secrétariat).
- Union africaine.
- Objectifs de la convention :
- Harmonisation des systèmes d'enseignement supérieur en Afrique.
- Facilitation de la mobilité des étudiants, enseignants et chercheurs.
- Promotion de l'assurance qualité et de l'accréditation des établissements et programmes.
- Lutte contre les titres frauduleux et renforcement de la transparence.
- Création d'un espace africain d'enseignement supérieur et de recherche.
- Structures de mise en œuvre :
- Comité de la Convention (composé des représentants des Parties).
- Réseau africain de structures nationales de mise en œuvre.
- Organes bilatéraux et régionaux.
- Dispositions finales :
- Entrée en vigueur un mois après la ratification par dix États africains.
- Possibilité de dénonciation par les Parties (effet après douze mois).
- Amendements possibles à la majorité des deux tiers des Parties.