Loi n° 1980-43 du 25 août 1980 relative à l'usage des armes par les agents des Eaux, Forêts et Chass
25 août 1980 PDF · 1.3 MB
Résumé
La Loi n° 1980-43 du 25 août 1980 autorise les agents des Eaux, Forêts et Chasses ainsi que ceux des parcs nationaux à faire usage de leurs armes dans des circonstances spécifiques pour lutter contre le braconnage frontalier au Sénégal. Cette loi fait suite à une augmentation des incursions de braconniers étrangers, armés et dangereux, menaçant la faune sauvage et la sécurité des agents et populations locales.
Points clés
- La loi est promulguée en réponse à la recrudescence du braconnage frontalier, aggravé par la sécheresse et la pénurie de protéines animales dans le Sahel.
- Les braconniers, souvent armés d’armes de guerre, ciblent des espèces comme les éléphants, buffles et hippotragues pour leur ivoire ou leur viande.
- Les zones les plus touchées sont le Parc national de Niokolo Koba et la zone d’intérêt cynégétique de la Falémé.
- Plusieurs agents des Eaux et Forêts et soldats ont été blessés ou tués lors d’affrontements avec les braconniers.
- L’article unique de la loi encadre strictement l’usage des armes par les agents en uniforme, hors légitime défense.
Détails et éléments notables
- Références légales :
- Loi n° 1980-43 du 25 août 1980.
- Projet de loi n° 50/80.
- Article 316 du Code pénal (applicable en cas d’usage des armes).
- Conditions d’usage des armes :
- Braconnier armé surpris dans une zone de protection de la faune, ne répondant pas à des sommations répétées (« Halte - agent des Eaux, Forêts et Chasses »).
- Véhicules ou embarcations suspects utilisés par des braconniers armés, ne s’arrêtant pas malgré l’ordre des agents.
- Acteurs et institutions :
- Agents des Eaux, Forêts et Chasses et des parcs nationaux.
- Lieutenants de chasse.
- Secrétariat d’État aux Eaux et Forêts (mentionné dans l’exposé des motifs).
- Assemblée nationale (délibération et adoption le 22 août 1980).
- Président de la République : Léopold Sédar Senghor.
- Contexte :
- Menace sur la politique de protection et de gestion de la faune sénégalaise.
- Risques pour la sécurité des agents et des populations locales.
- Débats parlementaires soulignant les risques d’usage abusif des armes et la nécessité de régulations strictes.