Loi n° 2008-46 du 3 septembre 2008 instituant une redevance sur l'accès ou l'utilisation du réseau d
3 septembre 2008 PDF · 1.3 MB
Résumé
La Loi n° 2008-46 du 3 septembre 2008 institue une redevance sur l'accès ou l'utilisation du réseau des télécommunications publiques (RUTEL) au Sénégal. Cette loi vise à compenser les pertes de recettes fiscales liées à la difficulté de taxer les téléphones portables à l'importation, en raison de leur miniaturisation et de la fraude douanière. La redevance s'applique à toute personne physique ou morale utilisant le réseau des télécommunications publiques via un opérateur agréé, avec un taux fixé à 2% du montant hors taxes des prestations.
Points clés
- Institution d'une redevance (RUTEL) au profit du budget de l'État.
- Assiette : montant hors taxes payé pour l'accès ou l'utilisation du réseau des télécommunications publiques.
- Taux de 2% applicable au chiffre d'affaires des opérateurs (fixe et mobile).
- Exonération des appareils de téléphones fixes et mobiles de la TVA et des droits de douane.
- Recouvrement, contrôle et contentieux assurés par la Direction générale des Impôts et des Domaines.
- Non-assujettissement des prestations d'interconnexion entre opérateurs.
- Collecte de la redevance par les opérateurs pour le compte de l'État.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi n° 2008-46 du 3 septembre 2008.
- Projet de loi n° 28/2008 examiné par la Commission de l'Économie générale, des Finances, du Plan et de la Coopération économique.
- Décret n°2008-314 ordonnant la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale.
- Chiffres et montants :
- Moyenne annuelle des recettes douanières sur les téléphones portables (2000-2006) : 380 millions de francs CFA.
- Chiffre d'affaires des opérateurs en 2006 : 283 milliards de francs CFA (SONATEL : 236 milliards, SENTEL : 47 milliards).
- Recettes estimées de la RUTEL à 2% : 5,66 milliards de francs CFA par an.
- Nombre d'abonnés à la téléphonie mobile : 3 millions.
- Acteurs et institutions :
- Ministre d'État, Ministre de l'Économie et des Finances : Abdoulaye Diop.
- Ministre de l'Information, des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement.
- Assemblée nationale (XIème Législature).
- Commission de l'Économie générale, des Finances, du Plan et de la Coopération économique (Rapporteur : M. Abdoulaye Ndour).
- Opérateurs de téléphonie : SONATEL, SENTEL.
- Direction générale des Impôts et des Domaines.
- Contexte et motivations :
- Difficulté de contrôle douanier des téléphones portables en raison de leur taille.
- Quasi-exonération de fait des téléphones portables entraînant des pertes de recettes pour l'État.
- Distorsions concurrentielles entre opérateurs formels et informels.
- Environnement convergent entre téléphones fixes et mobiles.
- Dispositions spécifiques :
- La redevance est imputée au consommateur final.
- Exclusion des prestations d'interconnexion entre opérateurs du champ d'application.
- Harmonisation avec les préoccupations des commissaires sur l'équité et l'impact sur les populations.