Loi n° 81-26 du 26 juin 1981 portant loi de finances pour l'année financière 1981-1982

26 juin 1981

Résumé

La Loi n° 81-26 du 26 juin 1981 porte loi de finances pour l'année financière 1981-1982 en République du Sénégal. Elle fixe les ressources et les charges de l'État pour cette période, avec un budget global arrêté à 219,169 milliards de francs CFA en ressources et 218,194 milliards de francs CFA en charges. Cette loi s'inscrit dans un contexte économique difficile, marqué par une détérioration des termes de l'échange, une inflation mondiale et une récolte d'arachide dramatiquement faible.

Points clés

  • Le budget de fonctionnement est fixé à 125,493 milliards de francs CFA, le budget d'équipement à 54,602 milliards de francs CFA, et les comptes spéciaux du Trésor à 39,074 milliards de francs CFA.
  • Les recettes ordinaires augmentent de 8 % par rapport à l'année précédente, atteignant 125,493 milliards de francs CFA, avec une forte dépendance aux impôts indirects (69 % des recettes).
  • Les dépenses de personnel représentent 74 milliards de francs CFA, et les dépenses de matériel sont limitées à 21 milliards de francs CFA.
  • Le budget d'équipement est principalement financé par des ressources d'emprunt, avec un montant global autorisé de 54,102 milliards de francs CFA.
  • La loi prévoit la suppression de certains comptes spéciaux du Trésor, comme la Caisse nationale du marché, pour rationaliser la gestion budgétaire.
  • Des mesures d'austérité sont maintenues, notamment la réduction du train de vie de l'Administration et la stabilisation des dépenses publiques.
  • Le remboursement de la dette extérieure (35 milliards de francs CFA) et le financement des contreparties (11,263 milliards de francs CFA) sont des priorités.

Détails et éléments notables

  • Références légales : Loi n° 81-26 du 26 juin 1981, publiée au Journal Officiel de la République du Sénégal le 11 juillet 1981.
  • Montants clés :
    • Ressources totales : 219,169 milliards de francs CFA.
    • Charges totales : 218,194 milliards de francs CFA.
    • Emprunts autorisés : 54,102 milliards de francs CFA pour le budget d'équipement.
    • Dette extérieure à rembourser : 35 milliards de francs CFA.
  • Répartition des recettes ordinaires :
    • Impôts directs : 28,920 milliards de francs CFA (23 %).
    • Impôts indirects (droits de douane) : 87,270 milliards de francs CFA (69 %).
    • Droits d'enregistrement et du timbre : 5,062 milliards de francs CFA (4 %).
  • Comptes spéciaux du Trésor : Réduction du nombre de comptes, avec une sélection rigoureuse des opérations à y imputer.
  • Contexte économique :
    • Détérioration des termes de l'échange (-12,7 %).
    • Baisse des recettes fiscales (taxes intérieures : -7 %, droits de douane : -11 %).
    • Impact de la sécheresse sur la production d'arachide (374 000 tonnes livrées aux huileries).
  • Mesures exceptionnelles :
    • Avance Stabex de 7,5 milliards de francs CFA pour éponger les dettes rurales.
    • Prêt de la France de 31,5 milliards de francs CFA pour le budget d'équipement et l'assainissement des circuits financiers.
    • Prêt de l'Arabie Saoudite de 12 milliards de francs CFA pour le budget d'investissement.
  • Propositions de la Commission des Finances :
    • Plan sur dix ans pour réduire les effectifs de la fonction publique.
    • Réforme de la structure des recettes budgétaires pour réduire la dépendance aux droits de douane.
    • Renégociation de la dette extérieure, éventuellement via le Club de Paris ou le Club de Londres.