Loi n° 1986/08 du 24 janvier 1986 autorisant la ratification de la Convention régionale sur la recon

24 janvier 1986

Résumé

La Loi n° 1986/08 du 24 janvier 1986 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier la Convention régionale sur la reconnaissance des études et des certificats, diplômes, grades et autres titres de l'Enseignement supérieur dans les États d'Afrique, signée à Arusha le 5 décembre 1981 et adoptée à Paris le 14 juin 1983. Cette convention vise à renforcer la coopération interafricaine en matière d'enseignement supérieur, notamment par la reconnaissance mutuelle des diplômes et la facilitation de la mobilité des étudiants, enseignants et chercheurs.

Points clés

  • La loi autorise la ratification d'une convention régionale sur la reconnaissance des diplômes et titres de l'enseignement supérieur en Afrique.
  • La convention s'inscrit dans le cadre des objectifs de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) pour renforcer les liens entre les peuples africains.
  • Les États signataires s'engagent à ne pas discriminer les diplômes délivrés par les structures d'enseignement supérieur des autres États parties.
  • La reconnaissance des diplômes permet la poursuite des études ou l'exercice d'une activité professionnelle, sous réserve des conditions nationales.
  • Le Sénégal dispose déjà des structures nécessaires pour appliquer la convention, telles que la Commission universitaire des Équivalences et la Commission nationale de classement des niveaux de formation.
  • La convention prévoit la création d'un Comité régional pour promouvoir son application et examiner les rapports des États parties.

Détails et éléments notables

  • Références juridiques :
    • Loi n° 1986/08 du 24 janvier 1986.
    • Convention régionale signée à Arusha le 5 décembre 1981 et adoptée à Paris le 14 juin 1983.
    • Projet de loi n° 21/85 examiné par l'Assemblée nationale en séance du 8 janvier 1986.
  • Acteurs et institutions :
    • Président de la République du Sénégal.
    • Assemblée nationale du Sénégal (VIe législature, deuxième session ordinaire de 1985).
    • Ministre des Affaires étrangères : Monsieur Ibrahima FALL.
    • Rapporteur de l'Intercommission : M. Boubakar THIOUBE.
    • Commissions parlementaires : Affaires étrangères, Législation, Travaux publics, Éducation.
    • Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la Culture (UNESCO).
  • Objectifs de la convention :
    • Renforcer l'unité et la solidarité africaines.
    • Supprimer les contraintes liées au passé colonial.
    • Promouvoir l'identité culturelle africaine.
    • Faciliter l'accès aux établissements d'enseignement supérieur pour les étudiants des États signataires.
    • Coordonner les conditions d'admission et harmoniser les programmes d'enseignement.
    • Encourager la mobilité des professeurs, étudiants et chercheurs.
  • Engagements des États parties :
    • Reconnaissance des diplômes de fin d'études secondaires pour la poursuite des études supérieures (Article 3).
    • Reconnaissance des qualifications académiques pour la poursuite des études ou l'exercice d'une profession (Articles 4 et 5).
    • Mise en place de mécanismes nationaux, bilatéraux et régionaux pour assurer l'application de la convention (Articles 7 à 11).
    • Échanges réguliers d'informations et de documentation (Article 12).
  • Dispositions diverses :
    • La convention s'applique aux établissements d'enseignement supérieur soumis à l'autorité d'un État contractant, même situés hors de son territoire (Article 14).
    • Procédures de ratification, adhésion et entrée en vigueur (Articles 15 à 18).
    • Possibilité d'amendement ou de dénonciation de la convention (Article 19).