Loi N° 1980-15 Du 3 Juin 1980
3 juin 1980 PDF · 9.9 MB
Résumé
La Loi n° 1980-15 du 3 juin 1980 autorise le Président de la République du Sénégal à approuver l'Accord de siège entre le gouvernement de la République du Sénégal et le Centre africain d'Etudes monétaires, signé à Dakar le 31 mai 1978. Ce texte fait partie d'une série de projets de lois présentés à l'Assemblée nationale pour approbation ou ratification d'accords internationaux.
Points clés
- La loi est promulguée après délibération et adoption par l'Assemblée nationale en séance du 14 mai 1980.
- Elle autorise l'approbation d'un accord de siège définissant les privilèges et immunités du Centre africain d'Etudes monétaires.
- L'accord vise à régler les questions relatives à l'établissement du siège du Centre à Dakar et à encadrer ses activités.
- Le Centre, émanation de l'Association des Banques Centrales africaines, a pour objectifs la formation du personnel des banques centrales africaines, la diffusion d'informations monétaires et bancaires, et l'étude des problèmes monétaires africains.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Loi n° 1980-15 du 3 juin 1980.
- Accord de siège signé le 31 mai 1978 entre le Sénégal et le Centre africain d'Etudes monétaires.
- Décret ordonnant la présentation des projets de lois à l'Assemblée nationale (26 décembre 1979).
- Article VII des statuts du Centre africain d'Etudes monétaires.
- Acteurs et institutions :
- Président de la République : Léopold Sédar Senghor.
- Premier Ministre : Abdou Diouf.
- Ministre des Affaires étrangères : Moustapha Niasse.
- Ministre de l'Information et des Télécommunications, chargé des Relations avec les Assemblées : Lafouda Sow.
- Assemblée nationale : adoption le 14 mai 1980.
- Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale : examen et adoption du projet de loi n° 01/80.
- Centre africain d'Etudes monétaires : institution bénéficiaire de l'accord de siège.
- Dispositions de l'accord de siège :
- Personnalité juridique du Centre (Article 1).
- Inviolabilité du siège et protection par le gouvernement sénégalais (Articles 2 et 3).
- Exemption de juridiction et immunités pour les communications officielles (Article 5).
- Exemption de perquisition, confiscation et mesures coercitives pour les biens et archives du Centre (Article 6).
- Exemptions fiscales et douanières pour les objets liés aux activités du Centre (Articles 7 et 8).
- Privilèges et immunités pour les membres et fonctionnaires du Centre (Articles 9 à 12).
- Règlement des différends par l'Assemblée des Gouverneurs de l'Association des Banques Centrales africaines (Article 16).
- Durée et modalités de dénonciation ou modification de l'accord (Articles 17 à 19).