Loi n° 1993-11 du 16 Août 1993 autorisant le Président de la République à ratifier le Traité sur l'e
4 août 1993 PDF · 5.3 MB
Résumé
La Loi n° 1993-11 du 16 août 1993 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier le Traité sur l'enregistrement international des œuvres audiovisuelles, adopté à Genève le 18 avril 1989 sous les auspices de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Ce traité vise à lutter contre la piraterie des œuvres audiovisuelles en créant un registre international pour protéger les droits d'auteur et les droits d'exploitation de ces œuvres.
Points clés
- Création d'un Registre international des œuvres audiovisuelles pour consigner les indications relatives aux œuvres et aux droits associés.
- Le registre est administré par un Service d'enregistrement international, cellule administrative du Bureau international de l'OMPI.
- L'enregistrement confère des droits, notamment le droit d'auteur, au déposant, avec une réduction de 15 % des taxes pour les pays en développement.
- Le traité établit une Union pour l'enregistrement international, composée des États contractants, avec une Assemblée et un Directeur général comme principaux organes.
- Le traité entre en vigueur trois mois après le dépôt du cinquième instrument de ratification et peut être dénoncé après cinq ans.
- La loi a été adoptée par l'Assemblée nationale le 4 août 1993 après examen par une intercommission parlementaire.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Traité sur l'enregistrement international des œuvres audiovisuelles, adopté à Genève le 18 avril 1989.
- Loi n° 09/93 autorisant la ratification du traité.
- Règlement d'exécution annexé au traité, modifié le 28 février 1991.
- Acteurs et institutions :
- Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).
- Bureau Sénégalais du Droit d'Auteur (B.S.D.A.).
- Assemblée nationale du Sénégal (VIIIe législature).
- Intercommission parlementaire (Affaires Étrangères, Travaux Publics, Finances, Lois, Communication).
- Rapporteur : Ibrahima Fall.
- Procédures et droits :
- L'enregistrement se fait sur demande, avec paiement d'une taxe fixée par le Directeur général de l'OMPI.
- Les déposants des pays en développement bénéficient d'une réduction de 15 % sur les taxes.
- Le registre international est reconnu comme exact jusqu'à preuve du contraire par les États contractants.
- Le traité prévoit des mécanismes de révision, modification et dénonciation.
- Recommandations et débats parlementaires :
- Les députés ont souligné le rôle majeur du Sénégal dans l'élaboration du traité et recommandé de mieux mettre en avant cette contribution.
- Nécessité de renforcer les sanctions contre la piraterie et d'alourdir les peines dans le code pénal et le code des obligations civiles et commerciales.
- Appel à subventionner l'inscription des œuvres des artistes sénégalais et à renforcer les capacités du B.S.D.A.
- Débat sur les conceptions africaines et occidentales de la propriété intellectuelle (propriété collective vs individuelle).