Loi n° 92-58 du 10 juillet 1992 portant création de l'Ordre des Docteurs Vétérinaires du Sénégal

10 juillet 1992

Résumé

La Loi n° 92-58 du 10 juillet 1992 crée l'Ordre des Docteurs Vétérinaires du Sénégal, établissant un cadre juridique pour l'exercice de la médecine vétérinaire. Ce texte définit les conditions d'exercice de la profession, les missions de l'Ordre, ainsi que les règles déontologiques et disciplinaires applicables aux Docteurs Vétérinaires.

Points clés

  • Création de l'Ordre des Docteurs Vétérinaires du Sénégal, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière.
  • Définition de l'exercice de la médecine vétérinaire (consultations, diagnostics, traitements, inspections d'hygiène, etc.).
  • Conditions d'exercice : nationalité sénégalaise depuis 5 ans, diplôme reconnu, inscription au tableau de l'Ordre.
  • Administration de l'Ordre par un Conseil de neuf membres élus, avec un Président pour trois ans renouvelable une fois.
  • Compétences de l'Ordre : garantie de moralité et de compétence, fixation des honoraires, arbitrage des conflits, application du code de déontologie.
  • Dispositions disciplinaires : sanctions allant de l'avertissement à la radiation du tableau de l'Ordre.
  • Disposition transitoire permettant aux vétérinaires africains diplômés d'accéder à l'Ordre sous conditions exceptionnelles.

Détails et éléments notables

  • Références légales :
    • Loi n° 92-58 du 10 juillet 1992.
    • Décret ordonnant la présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale (14 février 1992).
    • Projet de loi n° 03/92 examiné par l'Assemblée nationale le 26 juin 1992.
  • Acteurs institutionnels :
    • Ministre du Développement Rural et de l'Hydraulique (représenté par Cheikh Abdoul Khadre Cissokho).
    • Assemblée nationale (VIIe législature, session ordinaire de 1992).
    • Conseil de l'Ordre des Docteurs Vétérinaires (neuf membres élus + membres de droit).
  • Conditions d'exercice :
    • Nationalité sénégalaise depuis 5 ans minimum.
    • Diplôme de Docteur Vétérinaire reconnu par l'État.
    • Inscription obligatoire au tableau de l'Ordre.
  • Sanctions disciplinaires :
    • Avertissement, blâme, interdiction temporaire ou permanente d'exercer, radiation.
    • Procédure contradictoire garantie (droit à la défense).
  • Dispositions spécifiques :
    • Exemption pour les vétérinaires africains diplômés (article 28).
    • Autorisation précaire pour les praticiens étrangers sous conditions de réciprocité.