Loi n° 91-37 du 26 Juin 1991 autorisant le Président de la République à ratifier l'Accord portant cr
26 juin 1991 PDF · 10.9 MB
Résumé
La Loi n° 91-37 du 26 juin 1991 autorise le Président de la République du Sénégal à ratifier l'Accord portant création de l'Institut africain de Réadaptation (ARI), adopté en juin 1981 lors de la 37ème session du Conseil des Ministres de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) à Nairobi, au Kenya, et signé par le Sénégal le 8 avril 1986 à Addis-Abeba. Cet accord vise à établir une institution dédiée à la prévention de l'invalidité et à la réadaptation des personnes handicapées en Afrique.
Points clés
- L'ARI est créé pour aider les États membres de l'OUA à développer des services de réadaptation et à harmoniser les politiques dans ce domaine.
- L'Institut travaille en collaboration avec le Secrétariat de l'OUA et comprend plusieurs organes : la Conférence des Ministres africains chargés des Affaires sociales, le Conseil d'Administration, le Comité consultatif technique, et le Secrétariat exécutif.
- Le budget de l'ARI est financé par les contributions annuelles des États membres, des subventions, dons, legs, et avances de fonds.
- L'accord prévoit des privilèges et immunités pour les membres de l'Institut et son personnel, similaires à ceux accordés aux missions diplomatiques.
- L'accord entre en vigueur trois mois après sa ratification par au moins neuf États membres, soit le 8 juillet 1986 en cas de ratification.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Résolution CM/Rés.834 adoptée par la 37ème session du Conseil des Ministres de l'OUA (juin 1981).
- Résolution CM/Res.875 (XXXVII) entérinée par la Conférence des Chefs d'État et de Gouvernement de l'OUA (juin 1981).
- Accord de coopération entre l'OUA et l'Organisation Internationale du Travail (OIT) du 25 novembre 1965.
- Objectifs de l'ARI :
- Favoriser le développement des services de réadaptation en Afrique.
- Créer des structures adaptées aux besoins des handicapés.
- Promouvoir la coopération interafricaine et l'échange d'informations.
- Élaborer des projets spéciaux pour la prévention de l'invalidité et le renforcement des capacités de recherche.
- Organes de l'Institut :
- Conférence des Ministres africains chargés des Affaires sociales (organe suprême).
- Conseil d'Administration.
- Comité consultatif technique.
- Secrétariat exécutif et centres régionaux.
- Dispositions financières :
- Contributions annuelles des États membres basées sur le barème de l'OUA.
- Acceptation de dons, legs, subventions et avances de fonds.
- Privilèges et immunités :
- Immunité de juridiction pour les actes accomplis dans l'exercice des fonctions.
- Exonération d'impôts et de droits de douane pour les biens importés à des fins officielles.
- Inviolabilité des locaux et archives de l'Institut.
- Dispositions finales :
- Amendements possibles à l'accord, soumis à l'approbation des deux tiers des membres de la Conférence.
- Règlement des litiges par voie de négociation ou par un Tribunal arbitral.
- Dissolution possible de l'Institut par accord des deux tiers des membres de la Conférence.
- Acteurs et institutions :
- Organisation de l'Unité Africaine (OUA).
- Organisation Internationale du Travail (OIT).
- Commission Économique pour l'Afrique (CEA).
- États membres signataires de l'accord (50 États listés).