Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 – Sénégal

19 septembre 2026

Projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 – Sénégal

Résumé

Ce projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour l'année 2026, présenté par le Ministère de l'Économie, des Finances et du Plan du Sénégal, révise les prévisions budgétaires initiales en réponse à un contexte international défavorable marqué par des tensions géopolitiques et une crise énergétique.

Le déficit budgétaire est réévalué à 7,6 % du PIB, contre 5,4 % initialement prévu, en raison de la hausse des subventions énergétiques (790,3 milliards FCFA), de la baisse des recettes fiscales et de l'augmentation des dépenses prioritaires. Les recettes sont ajustées à 5 848,7 milliards FCFA, en baisse de 340,1 milliards FCFA, tandis que les dépenses atteignent 7 583,9 milliards FCFA, en hausse de 150 milliards FCFA. Les mesures incluent un recentrage des dépenses sur les secteurs sociaux, une réforme des subventions énergétiques, et des ajustements fiscaux pour optimiser les recettes.

Points clés

  • Le déficit budgétaire global est révisé à 1 735,2 milliards FCFA, soit 7,6 % du PIB (contre 5,4 % dans la loi de finances initiale).
  • Les recettes du budget général sont estimées à 5 516,7 milliards FCFA, en baisse de 415,5 milliards FCFA par rapport à la LFI 2026.
  • Les dépenses du budget général s'élèvent à 7 251,9 milliards FCFA, en hausse de 74,6 milliards FCFA.
  • Les subventions énergétiques passent de 250 milliards FCFA à 790,3 milliards FCFA, soit une augmentation de 540,3 milliards FCFA.
  • Les recettes fiscales sont réduites de 453,3 milliards FCFA, principalement en raison de la baisse des recettes attendues du Plan de Redressement économique et social (PRES).
  • Les dépenses en capital sur ressources internes baissent de 315,7 milliards FCFA, tandis que les transferts courants augmentent de 535 milliards FCFA.
  • Le besoin de financement s'élève à 6 774,2 milliards FCFA, couvert par des emprunts et des ressources de trésorerie.
  • L'article 29 introduit une contribution de solidarité économique des opérateurs de monnaie électronique, avec un barème progressif de 8 % à 10 %.
  • L'article 32 rétablit temporairement des avantages fiscaux et douaniers pour les programmes de logements sociaux.
  • L'article 40 autorise l'intégration de 300 milliards FCFA de dette non financière fiabilisée dans les comptes de l'État.

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