LOI portant réforme du régime municipal des Communes de Diourbel, Tambacounda et Ziguinchor

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Résumé

La loi n° 5 du 27 janvier 1970 porte réforme du régime municipal des communes de Diourbel, Tambacounda et Ziguinchor en étendant les dispositions de la loi n° 65-46 du 25 juin 1965 (modifiée par la loi n° 67-26 du 23 mai 1967) relative à la commune de Saint-Louis. Cette réforme vise à adapter le cadre administratif et les attributions des conseils municipaux de ces trois communes, chefs-lieux de région, pour favoriser leur développement économique et social.

Points clés

  • Application aux communes de Diourbel, Tambacounda et Ziguinchor des dispositions de la loi n° 65-46 du 25 juin 1965, sous réserve des adaptations prévues par la présente loi.
  • Composition du conseil municipal : 33 membres élus au scrutin majoritaire à un tour, sans panachage ni vote préférentiel.
  • Élection d’un bureau composé d’un président, trois vice-présidents et un secrétaire.
  • Attributions identiques à celles du conseil municipal de Saint-Louis, avec une centralisation des responsabilités entre les mains du Gouverneur de la région, représentant de l’État.
  • Maintien des textes antérieurs non contraires à la présente loi, jusqu’à son entrée en vigueur, fixée par décret.
  • Objectifs : améliorer la coordination des actions locales et leur insertion dans le processus de développement national, notamment en matière d’équipements socio-économiques et touristiques.

Détails et éléments notables

  • Références légales :
    • Loi n° 65-46 du 25 juin 1965 (réforme du régime municipal de Saint-Louis).
    • Loi n° 67-26 du 23 mai 1967 (modification de la loi n° 65-46).
    • Décret n° 70-030 du 13 janvier 1970 (présentation du projet de loi à l’Assemblée nationale).
    • Loi n° 64-02 du 19 janvier 1964 (cadre général de la gestion municipale).
  • Acteurs et institutions :
    • Assemblée nationale (adoption de la loi).
    • Gouverneur de la région (représentant de l’État et administrateur de la commune).
    • Conseil municipal (33 membres) et son bureau (président, vice-présidents, secrétaire).
    • Ministère de l’Intérieur (chargé de l’exécution du décret de présentation).
  • Dispositions spécifiques :
    • Centralisation des moyens entre les mains du Gouverneur pour une administration plus cohérente.
    • Réduction du nombre de conseillers municipaux (33 au lieu de 37 pour Saint-Louis), justifiée par des considérations démographiques.
    • Attributions du Gouverneur et du conseil municipal alignées sur celles de Saint-Louis (articles 16 à 24 de la loi n° 65-46).
  • Contexte et motivations :
    • Développement économique et social harmonieux des capitales régionales.
    • Amélioration des conditions de vie des populations et rattrapage du retard en équipements socio-économiques.
    • Coordination renforcée entre les services de l’État et les communes pour éviter les chevauchements de compétences (exemple : gestion de la voirie).
    • Préoccupations soulevées par la commission parlementaire :
      • Difficultés financières des communes (retards d’indemnisation après transfert des services d’eau et d’électricité).
      • Nécessité de recouvrer les créances des communes pour équilibrer leur gestion.