Loi organique relative aux lois de finances
8 juillet 2011 PDF · 2.2 MB
Résumé
La Loi organique n°2011-15 du 8 juillet 2011 relative aux lois de finances transpose la Directive n°06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009 dans le droit interne sénégalais. Elle abroge la loi organique n°2001-09 du 15 octobre 2001 et introduit des réformes majeures pour moderniser la gestion des finances publiques, notamment le passage à une logique de résultats, la présentation du budget en programmes, et le renforcement du contrôle parlementaire et de la Cour des comptes.
Points clés
- Transposition de la Directive UEMOA n°06/2009/CM/UEMOA relative aux lois de finances.
- Abolition de la loi organique n°2001-09 du 15 octobre 2001, modifiée par la loi organique n°2007-29 du 10 décembre 2007.
- Introduction du budget en programmes et du principe de sincérité des prévisions budgétaires.
- Élaboration d’un Document de Programmation Budgétaire et Économique Pluriannuelle (DPBEP).
- Renforcement du rôle du Parlement et de la Cour des comptes dans le contrôle de l’exécution budgétaire.
- Déconcentration du pouvoir d’ordonnateur principal des dépenses.
- Entrée en vigueur prévue le 1er janvier 2016, avec une application test dès 2016 pour la préparation de la loi de finances 2017.
Détails et éléments notables
- Références juridiques :
- Directive UEMOA n°06/2009/CM/UEMOA du 26 juin 2009.
- Loi organique n°2001-09 du 15 octobre 2001 (abrogée).
- Loi organique n°2007-29 du 10 décembre 2007 (modification de la loi de 2001).
- Articles 3, 4, 5, 12, 13, 14, 15, 18, 21, 23, 30, 44, 45, 51, 52, 57, 67, 72 et 73 de la présente loi organique.
- Innovations majeures :
- Budget présenté en programmes avec des objectifs mesurables et des indicateurs de performance.
- Responsabilisation des gestionnaires de programmes.
- Fongibilité des crédits au sein d’un même programme.
- Introduction des autorisations d’engagement et des crédits de paiement.
- Renforcement de la transparence via des rapports trimestriels d’exécution budgétaire transmis au Parlement.
- Acteurs et institutions :
- Parlement (Assemblée nationale et Sénat).
- Cour des comptes (contrôle des résultats des programmes).
- Ministre chargé des Finances (ordonnateur principal unique pendant une période transitoire de 5 ans).
- Ministres sectoriels et responsables de programmes.
- Dispositions transitoires :
- Application test des principes de la loi organique lors de la préparation de la loi de finances 2016.
- Entrée en vigueur définitive le 1er janvier 2016.
- Dispositions spécifiques pour le débat d’orientation budgétaire et la transmission des rapports d’exécution à partir de 2012 (articles 56 et 70).
- Procédures et contrôles :
- Décrets d’avance pris en Conseil des Ministres en cas d’urgence (article 23).
- Ratification des mouvements de crédits par le Parlement dans la plus prochaine loi de finances (article 26).
- Contrôle de la Cour des comptes sur les résultats des programmes et évaluation de leur efficacité (article 71).