Étude sur les causes profondes des retards dans la mise en œuvre des projets publics au Sénégal – BOCS
Résumé
Cette étude, réalisée par le Bureau Opérationnel de Coordination et de Suivi (BOCS) de la Primature du Sénégal en décembre 2025, analyse les causes profondes des retards dans la mise en œuvre des projets publics au Sénégal entre 2014 et 2024.
Sur cette période, le pays a mobilisé 11 883 milliards FCFA de ressources extérieures pour des projets, avec un taux d'absorption de seulement 46,77 % et 37,85 % des projets ayant connu des prorogations. Les retards, souvent structurels, engendrent des surcoûts directs (commissions d'engagement, révisions de prix) et indirects (coûts d'opportunité), avec des exemples marquants comme le Train Express Régional (TER) ou le Parc de Technologie Numérique (PTN).
L'étude identifie des dysfonctionnements institutionnels, techniques et financiers, ainsi que des lacunes en matière de gouvernance et de suivi-évaluation.
Points clés
- Le Sénégal a mobilisé 11 883 milliards FCFA pour des projets sur 2014-2024, avec un taux d'absorption de 46,77 % et 37,85 % de projets prorogés.
- Les retards sont causés par des défaillances dans la préparation des projets, des lenteurs administratives, des blocages financiers et des problèmes de gouvernance.
- Les surcoûts liés aux retards incluent des commissions d'engagement (2,238 milliards FCFA pour 3 projets), des révisions de prix (8 milliards FCFA pour le PTN) et des coûts d'opportunité.
- Les secteurs les plus touchés sont les transports (26,2 %), l'eau et l'assainissement (16,8 %) et l'énergie (14,1 %).
- L'étude propose 9 axes de recommandations, dont le renforcement de la maturation des projets, la digitalisation des procédures et l'amélioration du suivi-évaluation.
Références
- Sources / institutions : BOCS, Primature, MEPC, MFB, PTF (Banque Mondiale, BAD, AFD, etc.).
- Décret n° 2023-2142 du 31 octobre 2023 sur la Gestion des Investissements Publics (GIP).

6 causes de retards dans les projets publics







